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Vendu par les HCL dans les années 2010 pour être transformé en centre commercial, l’Hôtel-Dieu de Lyon est à l’origine de la fortune foncière et immobilière du groupement hospitalier, qui reste l’un des principaux propriétaires de la ville.
MARTIN BERTRAND / Hans Lucas via AFP
RÉCIT - Deux siècles après leur naissance, issue de la fusion de l’Hôtel-Dieu et de l’hôpital de la Charité, les HCL conservent un patrimoine foncier et immobilier hors du commun hérité de legs de riches bienfaiteurs depuis 400 ans.
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Si l’emblématique parc de la Tête d’Or a pu voir le jour, c’est parce que les Hospices civils de Lyon (HCL) ont accepté de céder les terrains nécessaires à sa création. Idem pour le quartier de la Part-Dieu ou celui des Brotteaux . Plus important propriétaire terrien de la ville au début du XIX e siècle, le groupement hospitalier né en 1802 détient encore aujourd’hui un patrimoine foncier et immobilier hors du commun. Sur les 500 hectares d’alors, un peu plus de 50 leur appartiennent toujours à Lyon et Villeurbanne - en dehors des tènements hospitaliers -, ainsi que 54 immeubles et, petite coquetterie, une forêt de plus de 1000 hectares en Normandie.
Ce véritable trésor, constitué au fil des siècles et des legs de riches donateurs, a permis d’assurer le fonctionnement des hôpitaux et les soins des plus démunis jusqu’au début du XX e siècle. Les tombes des 365 bienfaiteurs ayant constitué le magot des HCL sont d’ailleurs toujours fleuries par les hospices. Quant aux 766 appartements qu’ils détiennent…
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