Par Clément Gros
Le 19 juin 2026 à 13h02
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Avec l’épisode caniculaire qui s’abat sur la France ce week-end, les conducteurs de voitures électriques vont devoir adapter leurs habitudes pour préserver leur batterie et leur autonomie.
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Alors que le thermomètre devrait localement frôler les 41 °C ce 21 juin et dépasser même les 43 °C le 22 juin dans le quart sud-ouest, la France entre dans l’un des épisodes caniculaires les plus intenses jamais enregistrés pour une fin juin. Pour les conducteurs de voitures électriques qui s’apprêtent à prendre la route, la chaleur n’est pas qu’une question de confort et affecte directement la batterie, l’autonomie et le temps de recharge .
Dans les faits, les accumulateurs lithium-ion qui équipent la quasi-totalité des véhicules électriques fonctionnent idéalement entre 20 et 25 °C. Par temps de canicule, la batterie cumule la chaleur extérieure et celle produite par son propre fonctionnement lors d’une charge rapide ou d’une conduite soutenue. Lorsque la température ambiante dépasse la trentaine de degrés, ce cumul peut porter la batterie au-delà du seuil critique de 45 °C où les cellules commencent à s’altérer et où l’efficacité de la recharge diminue.
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Le système de gestion thermique embarqué, le BMS, réduit alors automatiquement la puissance acceptée, voire suspend la charge le temps que la batterie refroidisse. Un arrêt sur aire d’autoroute qui devait durer vingt minutes peut ainsi s’étirer bien au-delà.
Les bonnes pratiques
Quelques ajustements permettent néanmoins de limiter ces effets. Le premier concerne l’horaire de recharge. Brancher son véhicule la nuit ou tôt le matin, quand la batterie, le câble et l’électronique fonctionnent dans un environnement sensiblement plus frais, reste la solution la plus efficace. En journée, mieux vaut privilégier les stations couvertes ou les parkings souterrains, où les bornes, moins exposées au soleil, délivrent leur pleine puissance sans brider la charge pour protéger leurs composants.
Comme par temps clément, la tentation de recharger à 100 % à chaque arrêt est à éviter. La portion comprise entre 80 et 100 % mobilise autant de temps que les quatre-vingts premiers points de charge, pour un gain kilométrique marginal. Viser des arrêts courts entre 15 et 80 % est plus rentable, d’autant que la chaleur rogne déjà l’autonomie disponible.
La climatisation pèse elle aussi sur l’autonomie. Sur un trajet de 200 kilomètres, un système de clim fonctionnant à 2 kW peut faire perdre entre 25 et 30 kilomètres. Il peut être malin de préclimatiser l’habitacle pendant que le véhicule est encore branché.
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