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Avec l’âge, les critères de l’amitié évoluent. Moins guidés par le besoin de performance ou de reconnaissance sociale, on ne recherche plus forcément des amitiés flatteuses pour l’ego.
Diego Cervo / ADOBE STOCK
PSYCHOLOGIE - On pense souvent que les amitiés les plus fortes appartiennent à la jeunesse. Mais avec l’âge, les relations évoluent, les critères changent, et de nouvelles formes de liens peuvent émerger.
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Celui qu’on peut appeler à n’importe quelle heure, sur qui on peut toujours compter, ou dont on pourrait dire, comme Montaigne à propos de La Boétie , « parce que c’était lui, parce que c’était moi » … Ce « meilleur ami » que nous idéalisons peut-être un peu trop peut-il aussi entrer dans notre vie à l’âge mûr? Est-ce possible de créer un lien amical profond même lorsqu’on ne se connaît pas depuis très longtemps?
« Le meilleur ami n’est pas forcément celui que l’on côtoie depuis toujours: lorsqu’on est jeune, on a l’impression que nos amis de l’école primaire seront toujours là pour nous mais c’est un mythe car, avec la vie, on prend souvent des trajectoires différentes , estime pour sa part la psychologue Johanna Rozenblum. Après 60 ans, on peut aussi nouer des amitiés très fortes car on s’autorise alors des rencontres qu’on ne se serait pas forcément autorisés plus jeunes. »
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