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FranceEconomy4 days ago

2007: Accused by Royal of having "left" her in the "between-two rounds" on the grounds that "she was a woman", Bayrou denounces "shameless lies"

Ségolène Royal, former Socialist presidential candidate, has accused François Bayrou of abandoning her during the 2007 election runoff because she was a woman. Bayrou has called these claims 'shameful lies.' The article discusses Royal's belief that Bayrou's refusal to ally with her contributed to her defeat against Nicolas Sarkozy. It notes that despite Bayrou's strong first-round performance, he did not support Royal in the runoff.

La charge de l’ancienne candidate socialiste à la présidentielle a ulcéré son ex-concurrent centriste, qui y voit la preuve qu’il «ne s’est pas trompé en ne la soutenant pas» face à Nicolas Sarkozy, avec lequel il était pourtant «en confrontation».

L’art de refaire sans cesse le match. Dix-neuf ans après s’être qualifiée pour le second tour de la présidentielle, avant de s’incliner avec près de 47 % des voix face à  Nicolas Sarkozy,  alors candidat de l’UMP (devenue depuis Les Républicains), Ségolène Royal ne semble toujours pas avoir digéré sa défaite. À ses yeux, parmi les facteurs ayant contribué à son échec, le plus important n’est ni à chercher dans sa campagne ni dans la dynamique de l’ancien ministre de l’Intérieur, mais du côté du troisième homme de cette présidentielle :  François Bayrou .

C’est la thèse avancée par l’ex-figure de proue des socialistes lors de son passage, en fin de semaine dernière, dans le podcast «Legend». Plus que les «exigences» qu’elle estime avoir dû formuler à l’égard de son camp pour être «soutenue déjà» et moins subir «d’humiliations» , Ségolène Royal attribue une part de la responsabilité de la victoire de la droite à la figure centriste. Qui, malgré son score jamais retrouvé de 18,6 % au premier tour, n’avait pas souhaité s’allier à la finaliste de gauche, même après avoir, de manière inédite dans l’histoire politique, débattu avec elle dans l’entre-deux tours.

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«Je prends mon temps dans le respect politique en me disant “pour avoir son ralliement, faut que ce soit sur la base des idées, pas un truc d’appareils... Et Bayrou me lâche» , fustige l’ancienne ministre de l’Environnement. Pour quelle raison, lui demande  Guillaume Pley  ? «Parce que je suis une femme, il va me le dire après : “Tu comprends, je ne pouvais pas être numéro 2 d’une femme.” Vous vous rendez compte ?» , cingle-t-elle, sans avancer le moindre élément à l’appui de cette affirmation.

Qu’importe pour Ségolène Royal, bien décidée à tirer à boulets rouges sur le président du  MoDem . «Il a raté sa vie aussi parce qu’il aurait été premier ministre (à l’époque), il aurait eu une carrière politique, on aurait fait des choses» , étrille-t-elle, assurant que son statut de femme faisait d’elle une «intruse» dans le jeu politique. «Les éléphants du PS étaient fous de rage, les attaques de mon adversaire étaient souvent en dessous de la ceinture (...) Comme personne ne pouvait me faire un procès en incompétence ou en illégitimité, ils me faisaient un procès sur mon mental : “Elle est gourde, elle est folle”» , poursuit-elle, élargissant ses critiques bien au-delà du seul François Bayrou.

«C’est saisissant»

Il n’empêche : piqué au vif, l’intéressé n’a pas laissé cette mise en cause sans réponse. Invité mardi soir de France 5 pour la promotion de son livre Alerte sur la France qui vient (Éditions de l’Observatoire), le triple candidat à l’Élysée a dénoncé des «mensonges éhontés» . «L’idée que j’aurais pu dire à Ségolène Royal que c’est parce qu’elle était une femme que je ne l’ai pas soutenue est une idée quand même incroyable. Ça n’étonnera aucun de ceux qui connaissent Ségolène Royal, mais quand même, c’est saisissant» , s’est indigné l’ancien premier ministre d’ Emmanuel Macron .

Car si François Bayrou ne s’était pas rallié à la candidate socialiste, c’était moins par soutien à Nicolas Sarkozy, avec lequel il était «en confrontation» , que parce qu’il jugeait qu’elle «serait une mauvaise présidente de la République» . «Elle dit : “Il m’a lâchée”, mais il aurait déjà fallu que je la tienne» , moque-t-il encore, avant de conclure, sur un ton grinçant : «Une phrase comme celle-là prouve que je ne me suis pas trompé en ne la soutenant pas.»

Toujours est-il que l’ancien Haut-commissaire au plan ne regrette pas d’avoir débattu avec elle entre les deux tours. À ses yeux, «un débat entre le deuxième et le troisième (dans l’ordre d’arrivée, NDLR) pouvait être utile pour montrer les plus et les moins» . Quitte à susciter un faux espoir chez Ségolène Royal et son électorat. Électorat au sein duquel il reviendra en grâce cinq ans plus tard en exprimant sa préférence «personnelle» pour François Hollande, contribuant ainsi à la défaite du président sortant, Nicolas Sarkozy.

Read the full article at Le Figaro

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Le FigaroIndependent🔒Center4 days ago
2007: Accused by Royal of having "left" her in the "between-two rounds" on the grounds that "she was a woman", Bayrou denounces "shameless lies"

Ségolène Royal, former Socialist presidential candidate, has accused François Bayrou of abandoning her during the 2007 election runoff because she was a woman. Bayrou has called these claims 'shameful lies.' The article discusses Royal's belief that Bayrou's refusal to ally with her contributed to her defeat against Nicolas Sarkozy. It notes that despite Bayrou's strong first-round performance, he did not support Royal in the runoff.

Bias read (Center): The article presents both Ségolène Royal's accusations and François Bayrou's rebuttal without overtly favoring either side. It provides context about the 2007 election dynamics but does not editorialize or emphasize one perspective over the other.