La directrice du renseignement national des États-Unis, Tulsi Gabbard, a fait une sortie spectaculaire de son rôle en publiant des documents classifiés qui allèguent que le Dr Anthony Fauci, éminent épidémiologiste américain et ancien conseiller médical en chef du président Joe Biden, a financé des recherches à l'Institut de virologie de Wuhan (WIV). 1 million de décès dans le monde. Les documents suggèrent que l'implication de Fauci dans le WIV comprenait un soutien financier pour la recherche sur le gain de fonction impliquant des coronavirus de chauve-souris, un type d'étude qui modifie les virus pour améliorer leur transmissibilité ou leur virulence.
Selon les documents, Fauci, alors à la tête de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses, a supervisé le financement du laboratoire de Wuhan. Ces allégations s'alignent sur l'hypothèse plus large de fuite de laboratoire, qui postule que le virus a pu s'échapper d'une installation de recherche plutôt que d'avoir son origine naturelle dans la faune.
Plusieurs agences de renseignement, y compris la Central Intelligence Agency (CIA), ont précédemment suggéré que ce scénario est plus plausible que la théorie de l'origine zoonotique.
La publication de ces documents a relancé les discussions sur les implications éthiques de la recherche sur le gain de fonction, qui consiste à modifier les virus pour étudier leurs effets potentiels sur la santé humaine.
Le Dr Fauci n'a pas publiquement abordé les allégations spécifiques soulevées par Gabbard, mais a constamment nié toute tentative de dissimuler les origines du virus. Lors d'une audience au Congrès en juin 2024, il a rejeté les allégations de dissimulation comme "absurde". Son déni contraste fortement avec l'affirmation de Gabbard selon laquelle Fauci a collaboré avec des "éléments à motivation politique" au sein de la communauté du renseignement pour obscurcir la vérité sur son rôle dans le financement de la recherche.
La déclaration de l'ODNI accompagnant les documents soulignait que plusieurs lanceurs d'alerte avaient fourni des témoignages concernant la nature de la recherche menée au WIV. Ces comptes rendus détailleraient la portée du travail entrepris, y compris la manipulation d'agents pathogènes potentiellement dangereux. Bien que l'étendue complète de ces témoignages reste floue, ils contribuent à un nombre croissant d'informations suggérant que le WIV a joué un rôle central dans les premiers stades de la pandémie.
Alors que le débat se poursuit, la communauté scientifique et les décideurs restent divisés sur la question de savoir si la théorie de la fuite de laboratoire devrait être considérée parallèlement à l'hypothèse d'origine naturelle. Certains experts soutiennent que le manque de preuves concluantes rend prématuré le tirage de conclusions définitives, tandis que d'autres croient que la possibilité d'un accident de laboratoire ne peut être ignorée compte tenu de la proximité du WIV à l'épidémie initiale.
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