Une étude récente menée par des chercheurs de la Durham University Business School révèle que les femmes sont plus susceptibles que les hommes de former des groupes d'amitié étroits sur le lieu de travail.
La recherche, dirigée par le professeur Andrew Parker de l'Université de Durham, a suivi près de 150 employés au cours de leurs 10 premiers mois dans une organisation. Les participants ont été interrogés quatre fois pendant cette période pour évaluer la nature et l'étendue des amitiés qu'ils avaient développées sur le lieu de travail. L'étude a comparé la façon dont les hommes et les femmes abordent la construction de relations dans des contextes professionnels, révélant des différences notables dans les stratégies employées par chaque groupe. Les femmes, selon les résultats, mettent davantage l'accent sur la formation d'amitiés pour leur valeur intrinsèque, ce qui conduit à la création de réseaux sociaux plus robustes et entrelacés.
Ces réseaux sont généralement construits à travers des connexions "ami d'un ami", ce qui signifie que les femmes sont plus enclines à tirer parti des relations existantes pour élargir leurs cercles. En revanche, les hommes sont plus susceptibles de cultiver des amitiés individuelles, en particulier avec d'autres hommes, et ces relations servent souvent des objectifs personnels ou professionnels spécifiques. Les chercheurs ont noté que ces approches différentes pourraient affecter les rôles que les amitiés sur le lieu de travail jouent au sein des organisations.
Cependant, l'étude a également suggéré que ces réseaux pourraient offrir moins d'opportunités d'accès à des contacts influents ou à des ressources améliorant la carrière. D'autre part, les relations plus stratégiques des hommes pourraient conduire à un plus grand accès à des avantages professionnels et à un traitement préférentiel, influençant éventuellement des résultats tels que des promotions ou des augmentations de salaire. L'étude soulève des questions sur l'impact potentiel de ces modèles sur l'égalité en milieu de travail, en particulier en ce qui concerne l'écart de rémunération entre les sexes. Les chercheurs soutiennent que la structure des réseaux d'amitié féminins peut limiter l'accès à certains types de connexions professionnelles, ce qui pourrait entraver la progression de carrière.
En revanche, les relations entre les hommes, étant plus axées sur les objectifs, pourraient faciliter l'avancement plus rapide ou un meilleur accès à des projets et à des mentors de haut niveau. Les amitiés sur le lieu de travail sont depuis longtemps reconnues comme cruciales pour le bien-être des employés et la performance globale de l'organisation. Des études antérieures ont montré que des relations interpersonnelles fortes peuvent stimuler l'engagement, la productivité et l'innovation.
Ils suggèrent la mise en œuvre d'initiatives qui encouragent les interactions interdépartementales et les projets de collaboration, visant à créer des opportunités de croissance personnelle et professionnelle.L'étude s'ajoute à un corpus croissant de recherches examinant le rôle du genre dans les relations en milieu de travail et souligne la nécessité d'une exploration plus approfondie de la façon dont les différentes structures sociales affectent les trajectoires de carrière et la culture organisationnelle.Alors que les entreprises continuent à chercher des moyens d'améliorer l'inclusion et l'équité, la compréhension de ces dynamiques devient de plus en plus importante.
L'étude, intitulée "Les différences entre les sexes dans le développement de l'amitié en milieu de travail: aperçus de la dynamique des réseaux", sera publiée dans les réseaux sociaux plus tard cette année et contient des analyses détaillées et des données à l'appui des conclusions tirées de l'étude.
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