Une nouvelle étude suggère que la prise de captures d'écran ou de photographies peut nuire à la rétention de la mémoire, les participants se rappelant moins efficacement des informations lorsqu'ils les ont capturées numériquement plutôt que simplement les avoir vues.
Dans toutes les études, les résultats étaient cohérents: les participants se souvenaient moins bien du contenu lorsqu'ils l'avaient enregistré sous forme de capture d'écran que lorsqu'ils l'avaient simplement regardé.
Il y a plus d'une décennie, la psychologue Linda Henkel a mené une expérience lors d'une visite d'un musée, demandant aux participants d'observer ou de photographier des expositions. Ceux qui ont pris des photos ont plus tard rappelé moins de détails sur les objets et leur emplacement par rapport à ceux qui les avaient seulement observés. Cependant, l'impact négatif sur la mémoire a disparu lorsque les participants ont été invités à zoomer sur des détails spécifiques des objets. Cela suggère que la photographie intentionnelle pourrait encourager une attention plus étroite et un traitement plus actif des informations visuelles.
Dans des expériences impliquant des œuvres d'art, les participants qui ont photographié des pièces une ou même cinq fois se sont souvenus d'elles moins bien que ceux qui ne les avaient vues qu'une fois. Une découverte intrigante a émergé cette année lorsqu'une étude publiée dans American Psychologist a révélé que l'effet de la prise de photo pourrait s'étendre au-delà de la personne tenant l'appareil photo. Les chercheurs ont trouvé des preuves suggérant que l'acte de photographier pourrait également affaiblir la mémoire de quelqu'un à proximité, même s'ils ne prenaient pas de photos eux-mêmes. Lorsque les participants ne pouvaient pas voir une autre personne prendre des photos, l'effet s'est évanoui, indiquant que la distraction a joué un rôle crucial.
Cependant, si l'objectif est un véritable rappel plutôt qu'un simple stockage, l'étude suggère qu'une pause avant de capturer automatiquement des images numériques pourrait être bénéfique.
Les implications de cette recherche s'étendent au-delà des habitudes personnelles dans des discussions plus larges sur l'influence de la technologie sur la cognition. Alors que les smartphones sont de plus en plus intégrés dans la vie quotidienne, il devient essentiel de comprendre comment des fonctionnalités telles que la fonctionnalité de capture d'écran affectent la mémoire.
L'étude met en évidence la relation complexe entre la mémoire humaine et les outils numériques, en exhortant les individus à considérer comment leurs habitudes pourraient façonner non seulement ce qu'ils se souviennent, mais aussi comment ils interagissent avec le monde qui les entoure.
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