L'enracinement du conflit en Iran enflamme les prix de l'énergie et favorise la pire chute de septembre depuis des années
L'escalade du conflit en Iran a entraîné une hausse des prix de l'énergie et la pire augmentation des coûts en septembre en Espagne depuis l'invasion russe de l'Ukraine en 2022. Des millions de ménages font face à des coûts plus élevés après les vacances d'été, l'inflation atteignant des sommets en trois ans en raison de l'augmentation des prix de l'énergie et du taux d'Euribor atteignant son plus haut niveau depuis septembre 2024. Le taux d'inflation annuel en Espagne a atteint 4,3% en août, le plus élevé pour ce mois depuis 2022. Cette flambée de l'inflation est attribuée à la guerre initiée par Donald Trump, qui a perturbé les chaînes d'approvisionnement mondiales et les prix des engrais, combinée aux effets de la guerre en Ukraine et de la chaleur extrême, créant les conditions d'une crise alimentaire mondiale. En juillet, l'inflation était déjà à 3,6%, la plus élevée depuis mai 2024, avec une augmentation des prix du diesel de plus de 15%. Le gouvernement a porté la réduction de l'impôt pour le diesel espagnol à 20 cents le litre, contre 5 cents initialement prévus, dans le cadre de la clause d'aide de sauvegarde approuvée en juin 2022. Comme les carburants diesel ont été coupés en septembre dernier, les carburants devraient revenir huitants les plus chers depuis septembre, avec des coupes fiscaux les plus chers depuis septembre dernier.
Cette hausse s'explique par l'instabilité énergétique liée aux conflits au Moyen-Orient, le gouvernement ayant progressivement retiré les mesures de soutien introduites lors des crises précédentes. Le chiffre d'inflation a été fortement influencé par la forte augmentation des coûts des carburants, en particulier du diesel, qui a franchi un seuil déclenchant des ajustements automatiques dans le cadre des cadres politiques existants.
En conséquence, à partir du 1er septembre, un rabais de 20 cents par litre sera appliqué au diesel, remplaçant la réduction de 5 cents prévue précédemment. L'essence, cependant, n'a pas atteint le point de déclenchement et continuera son élimination progressive des subventions, avec une réduction de 5 cents par litre en septembre. L'électricité et le gaz maintiendront leurs taux de TVA standard de 21%. 5%. 9% taux annuel en juillet. Les données mettent en évidence le rythme rapide des hausses de prix en Espagne par rapport aux autres grandes économies de la zone euro. 9% en août, en baisse d'un dixième par rapport à juillet. Cela suggère que si les chocs énergétiques restent une préoccupation, ils ne se sont pas encore entièrement traduits par des pressions plus larges sur les prix dans l'ensemble de l'économie.
Cependant, les experts mettent en garde que de tels chocs peuvent avoir des effets prolongés, conduisant potentiellement à une inflation plus généralisée s'ils s'enracinent. Le ministère de l'Économie a souligné que le gouvernement continue de surveiller de près l'impact économique du conflit en Iran, en travaillant aux côtés des agents sociaux et des secteurs touchés.
Raymond Torres, directeur des perspectives économiques chez Funcas, a noté que la situation reflétait une pression supplémentaire sur les prix en raison de l'évolution des coûts de l'énergie. Il a souligné que les attentes de baisse des prix à la suite d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient n'ont pas été réalisées, avec de nouvelles tensions autour du détroit d'Ormuz ayant un impact sur les marchés de l'énergie et les perspectives d'inflation. Manuel Hidalgo, professeur à l'Université Pablo de Olavide à Séville, a expliqué que les chiffres actuels de l'inflation reflètent les mesures prises plus tôt dans l'année pour modifier les pressions inflationnistes plutôt que de les supprimer complètement.
Ces politiques ont effectivement retardé la manifestation de l'inflation dans l'économie au sens large, la poussant dans la période actuelle. La Banque centrale européenne (BCE) a récemment averti que l'inflation resterait élevée tout au long du reste de 2026, avec une modération potentielle non attendue avant le début de 2027.
Les prix du pétrole brut, en particulier du Brent, ont montré des signes de resserrement cet été après une période de calme relatif. Bien que toujours en dessous du pic de 100 $ le baril atteint en avril, les dernières semaines ont vu les prix se stabiliser autour de 90 $ le baril. Les défis diplomatiques entre les États-Unis et l'Iran soulignent le potentiel de volatilité continue des approvisionnements énergétiques, influençant la dynamique du marché mondial et les tendances de l'inflation.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien