En plein vote au sein du conseil municipal de Perpignan, une Ă©lue dâopposition de gauche est accusĂ©e dâavoir effectuĂ© un salut nazi mercredi. Si elle conteste lâintention de son geste, elle reconnaĂźt que «lâimage ait pu prĂȘter Ă une lecture erronĂ©e».
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Insultes, menaces, violences... Les conseils municipaux sont devenus le théùtre des pires scĂšnes. Et aussi visiblement le lieu de saluts nazis. Lors du conseil municipal de Perpignan (PyrĂ©nĂ©es-Orientales), mercredi 17 juin, une Ă©lue dâopposition de gauche est en effet accusĂ©e dâavoir effectuĂ© ce geste aprĂšs un vote. La conseillĂšre en question, Annabelle Brunet, a Ă©tĂ© Ă©lue en mars dernier sur la liste Place publique (parti de RaphaĂ«l Glucksmann ), alliĂ© au Parti socialiste (PS). LâintĂ©ressĂ©e conteste lâintention du geste auprĂšs dâ Ici Roussillon et sâen dĂ©fend : « Il sâagissait dâun vote dâopposition, rien dâautre», mais reconnaĂźt quâelle lâa «exprimĂ© avec fermetĂ© et de façon appuyĂ©e».
Lâincident sâest dĂ©roulĂ© alors que les Ă©lus venaient de se prononcer sur la modification du rĂšglement qui attribue les subventions aux associations, venant conditionner les financements Ă la participation des associations aux cĂ©lĂ©brations organisĂ©es par la mairie. LâĂ©lue lĂšve dâabord la main pour voter «contre» la proposition, puis maintient le bras tendu, avant dâeffectuer son geste et de se gausser avec ses collĂšgues. Dans un communiquĂ© , Annabelle Brunet nie en bloc : « Je comprends quâisolĂ©e de son contexte, lâimage ait pu prĂȘter Ă une lecture erronĂ©e» . Et de poursuivre « Mon engagement contre toute forme dâextrĂ©misme, de discrimination et de discours de haine est constant».
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Appels à la démission
Au sein des rangs Insoumis des PyrĂ©nĂ©es-Orientales, on rĂ©clame la dĂ©mission de lâĂ©lue «dans les plus brefs dĂ©lais» . Dans un communiquĂ© , postĂ© sur X par un des conseillers municipaux, MickaĂ«l Idrac, ces derniers pointent lâĂ©lue comme «lâun des nombreux transfuges de droite» de la liste Place publique-PS. Cette liste Ă©tait portĂ©e par AgnĂšs Langevine, lâune des vice-prĂ©sidentes de la rĂ©gion Occitanie et elle Ă©tait arrivĂ©e derriĂšre celle du maire sortant Rassemblement national (RN), Louis Alliot , avec 15,94% des voix. La vidĂ©o nâa pas Ă©chappĂ© au dĂ©putĂ© Insoumis SĂ©bastien Delogu , qui en profite pour mettre une cible dans le dos de RaphaĂ«l Glucksmann, «qui est le soi-disant homme de gauche» .
Le maire nationaliste de Perpignan, Louis Aliot, a annoncĂ© saisir la justice. Et dĂ©nonce dans un communiquĂ© un geste « inacceptable, et contraire aux valeurs fondamentales de notre sociĂ©tĂ©, de notre RĂ©publique et surtout au respect de la dignitĂ© humaine» . Annabelle Brunet accuse le maire de vouloir faire «diversion» avec cette affaire, en rĂ©fĂ©rence au  tatouage dâun agent municipal  avec une devise SS, rĂ©vĂ©lĂ© dĂ©but juin. Charles Ifssah-Becuwe, ancien membre de la majoritĂ© nationaliste, portait lâinscription « mon honneur sâappelle fidĂ©litĂ© », devise officielle des SS sous lâAllemagne nazie. Lâhomme a Ă©tĂ© Ă©cartĂ© depuis.
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