Par Le Figaro avec AFP
Le 18 juin 2026 à 11h31
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Le secrétaire américain à la Défense a précisé que ce réexamen devrait aussi permettre à terme que les États-Unis aient la garantie de pouvoir utiliser les bases de l’Alliance en Europe lorsqu’ils le jugeront utile.
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Le secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth a annoncé jeudi un réexamen d'ici six mois de la présence militaire des États-Unis en Europe. «J'annonce aujourd'hui un réexamen de six mois (...) qui étudiera la présence des forces américaines et leur implantation en Europe» , a-t-il affirmé lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'Otan au siège de l'Alliance à Bruxelles.
«Ce sera un véritable réexamen. Il sera conçu pour garantir que l’Otan progresse rapidement et irréversiblement vers une Europe aux commandes, qui assume la responsabilité principale de la défense du continent» , a-t-il averti, après une volée de critiques à l’égard des pays européens ayant refusé leur aide aux États-Unis pendant la guerre contre l’Iran. A ce sujet, il a précisé que ce réexamen devrait aussi permettre à terme que les États-Unis aient la garantie de pouvoir utiliser les bases de l’Alliance en Europe lorsqu’ils le jugeront utile.
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Réduire la contribution américaine à son budget
L’Alliance devra être une organisation «qui se mobilise pour s’assurer que notre accès, nos espaces et nos survols soient clairement définis et garantis» , a-t-il souligné. Les États-Unis avaient sévèrement critiqué les pays européens ayant refusé aux forces américaines l’utilisation des bases de l’Otan sur leur territoire pendant la guerre contre l’Iran. Pete Hegseth a également menacé l’Alliance de réduire la contribution américaine à son budget si certains pays se refusaient à tenir les engagements pris l’an dernier au sommet de l’Otan à La Haye.
«Notre contribution annuelle à l’Otan sera conditionnée au respect, par les autres pays, de leurs objectifs de dépenses de défense. Là où d’autres alliés ne dépensent pas avec l’urgence nécessaire, nos contributions diminueront» , a-t-il affirmé. L’an dernier, lors du sommet de l’Otan à La Haye, les Alliés se sont engagés à consacrer d’ici 2035 au moins 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) à leurs dépenses de sécurité, dont 3,5% pour leurs dépenses strictement militaires .
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