Par Le Figaro avec AFP
Le 17 juin 2026 à 17h54
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Le ministre de la Défense polonais Wladyslaw Kosiniak-Kamysz et son homologue allemand Boris Pistorius.
Kacper Pempel / REUTERS
Dès juillet, des soldats allemands doivent aider la Pologne à renforcer sa frontière avec Kaliningrad dans le cadre du projet «Bouclier de l’Est». En mer, cette coopération est cruciale pour protéger les infrastructures sous-marines essentielles.
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Après la signature de traités de défense avec la France et le Royaume-Uni , Varsovie a paraphé mercredi avec Berlin un accord de sécurité aux ambitions réduites du fait des réticences historiques de la droite polonaise et du risque de veto présidentiel. Signé à Varsovie par les ministres de la Défense des deux pays, à l'occasion du 35 e anniversaire du traité de bon voisinage de 1991, cet accord «ouvre de nouveaux champs de coopération, dans le domaine de la cybersécurité, de la responsabilité partagée, du commandement conjoint en mer Baltique, dans le domaine des nouvelles technologies, en particulier des activités spatiales» , s'est félicité le ministre polonais de la Défense Wladyslaw Kosiniak-Kamysz.
Le texte évoque une coopération en matière de mobilité militaire, de développement des infrastructures et de coopération industrielle entre l' Allemagne et la Pologne . « Nous avons tout intérêt à renforcer la coopération avec la Pologne dans le domaine de l'industrie de l'armement» , a souligné le ministre allemand Boris Pistorius, lors d'une conférence de presse commune. «Nous avons besoin de plus d'indépendance européenne en ce qui concerne nos chaînes d'approvisionnement, le développement de nos systèmes et leur production» , a-t-il ajouté.
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La «flotte fantôme» russe
Dès juillet, des soldats allemands doivent aider la Pologne à renforcer sa frontière avec Kaliningrad dans le cadre du projet «Bouclier de l'Est» . En mer, cette coopération est cruciale pour protéger les infrastructures sous-marines essentielles et surveiller la «flotte fantôme» russe , a souligné Piotr Szymanski, du Centre d'études orientales, auprès de l’AFP.
L'anniversaire du traité polono-allemand a aussi donné l'occasion, mercredi à Berlin, à une rencontre des chefs de la diplomatie des deux pays, Johann Wadephul et Radoslaw Sikorski. Les deux ministres ont dénoncé «les actions agressives de la Russie, notamment de nature hybride et dans le domaine de la désinformation» . Selon le ministre allemand, «l'Allemagne et la Pologne forment (désormais) ensemble l'épine dorsale de la défense européenne et de la dissuasion de l'Otan face à la menace russe» .
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