Ward Churchill, un professeur connu pour avoir contesté son licenciement pour un essai controversé lié au 11 septembre, est décédé à l'âge de 78 ans. Son cas a attiré l'attention nationale après qu'un essai inflammatoire qu'il a écrit sur les attaques du 11 septembre ait conduit à son licenciement par l'Université du Colorado.
L'université l'a accusé d'avoir violé les règles d'intégrité académique, citant une prétendue faute de recherche. Cependant, un jury a plus tard jugé que son licenciement était injustifié, jugeant que les accusations étaient infondées et que ses opinions ne justifiaient pas la résiliation.
Ces dernières années, des différends similaires ont émergé, en particulier en ce qui concerne les lois visant à promouvoir la "diversité intellectuelle" dans l'enseignement supérieur. Un exemple notable est la loi sur la "diversité intellectuelle" de l'Indiana, qui est devenue le centre d'un défi juridique important impliquant plusieurs professeurs. Dans l'affaire McDonald contre les fiduciaires de l'Université de l'Indiana, la Cour d'appel du septième circuit a examiné la constitutionnalité de la loi de l'Indiana, qui oblige les universités à évaluer les professeurs en fonction de leur capacité à favoriser la libre enquête, la libre expression et la diversité intellectuelle.
Les plaignants, y compris des professeurs de l'Université de l'Indiana, ont fait valoir que la loi violait leurs droits du Premier amendement en restreignant la liberté académique. Cependant, le tribunal a jugé que les professeurs n'avaient pas le droit de contester la loi, ce qui signifie qu'ils ne pouvaient pas faire valoir une réclamation valide en vertu de la Constitution.
Selon Easterbrook, le rôle des professeurs est de servir la mission éducative de l'institution, qui comprend la prestation d'un programme d'études conforme aux valeurs et aux objectifs de l'université.
La loi définit la "diversité intellectuelle" comme englobant des perspectives savantes multiples, divergentes et variées sur des questions de politique publique. Cependant, elle laisse des termes clés indéfinis tels que "libre enquête" et "libre expression", créant une ambiguïté dans l'application. La loi exige également que les universités adoptent des mesures disciplinaires, allant de la résiliation à la réduction des salaires, pour les professeurs qui ne respectent pas ces normes. Malgré la décision du tribunal limitant le statut des professeurs, l'affaire a soulevé des questions importantes sur l'équilibre entre le contrôle institutionnel et la liberté académique individuelle.
Les critiques soutiennent que de telles lois risquent de refroidir la liberté d'expression et d'étouffer la dissidence, en particulier dans les domaines politiquement chargés. Les partisans soutiennent que les universités ont la responsabilité de veiller à ce que leurs programmes reflètent des perspectives diverses et que les professeurs contribuent à un environnement éducatif équilibré.
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