Giuseppe Conte, chef du Mouvement des 5 étoiles, a confirmé avoir déjeuné avec Elly Schlein, secrétaire du Parti démocrate (Pd), à la suite des tensions récentes sur les différences de politique au sein de l'alliance progressiste plus large.
Conte a réitéré que les M5 ne soutiendraient pas une aide militaire supplémentaire à l'Ukraine et a suggéré que la question soit résolue par des primaires, permettant aux électeurs italiens de décider de la direction de la coalition sur la politique étrangère, y compris la défense et les exportations d'armes.
Les commentaires de Schlein visent à freiner les conflits internes et à recentrer l'attention sur les échecs du gouvernement et les propositions concrètes, telles que l'initiative de congé parental payé de cinq mois. Schlein critique également la droite pour avoir exploité les divisions au sein de la gauche, en particulier après les remarques de Conte suggérant une négociation potentielle avec la Russie.
Il a déclaré que sa priorité serait de faire pression pour une résolution au niveau européen qui protège les intérêts ukrainiens, tout en maintenant des principes non négociables tels que le soutien à la défense européenne collective et l'opposition à la militarisation nationale.
Ses remarques reflètent un scepticisme plus large envers les projets à long terme qui ont fait face à des retards et à l'opposition. Pendant ce temps, Conte a fait face à un examen minutieux de sa gestion de la pandémie, devant une commission parlementaire enquêtant sur la réponse du gouvernement. Il a défendu l'utilisation des décrets (DPCM) comme l'outil le plus efficace pour mettre en œuvre des mesures de santé uniformément dans tout le pays. Conte a souligné que si les experts fournissaient des conseils, les décisions finales relevaient du gouvernement, qui donnait la priorité à la sécurité publique plutôt qu'aux libertés individuelles. Il a également rejeté les allégations d'actes répréhensibles, affirmant que l'enquête de la commission ressemblait à un "escadron de la mort" qui le ciblait personnellement.
Conte a reconnu les défis liés à l'équilibre entre les conseils scientifiques et la responsabilité politique pendant la crise, notant que le gouvernement avait fait des choix difficiles pour protéger la santé publique tout en respectant les principes constitutionnels. Il a souligné l'importance de la collaboration avec les autorités régionales et la nécessité d'éviter les pouvoirs qui pourraient contourner la surveillance législative.
Dans une déclaration distincte, M. Conte a salué le rôle de l'Italie dans l'élaboration de l'avenir de l'Europe par le biais du Plan national de relance et de résilience (PNRR), en comparant son impact au traité de Maastricht. Il a fait valoir que le PNRR marquait un tournant dans la solidarité européenne, en s'attaquant à la dette commune et aux défis économiques qui semblaient autrefois insurmontables. Le paysage politique reste fragmenté, des personnalités comme Matteo Renzi préconisant l'unité des partis de gauche malgré les différences idéologiques.
Le débat sur l'Ukraine et l'avenir de la coalition s'intensifiant, les prochains jours mettront à l'épreuve la résilience du bloc progressiste. Avec des votes et des négociations clés qui se profilent, la capacité de Conte, Schlein et d'autres dirigeants à trouver un terrain d'entente déterminera si l'alliance peut résister aux défis à venir.
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