Depuis le 1er juillet, un droit de douane de trois euros par catégorie d'article est appliqué à tous les petits colis d'une valeur inférieure à 150 euros entrant dans l'Union européenne. Ce nouveau règlement semble avoir eu un impact significatif sur les ventes sur les plateformes de commerce électronique chinoises telles que Temu, Shein et AliExpress, selon une étude exclusive menée par Joko, qui suit le comportement d'achat des consommateurs en Europe. 5 millions de consommateurs entre janvier et juillet 2026, révèle une forte baisse des ventes pour plusieurs grands détaillants en ligne chinois au cours du premier mois de la mise en œuvre de la nouvelle politique de l'UE.
La baisse est plus prononcée que l'impact précédent observé lorsque la France a introduit sa propre taxe nationale plus tôt cette année, qui a ensuite été suspendue avec l'introduction de la mesure européenne. Selon les nouvelles règles, chaque petit colis d'une valeur inférieure à 150 euros est soumis à une taxe douanière de trois euros par catégorie d'article à son entrée dans l'UE. Selon les données de 2024 de la Commission européenne, près de 91% de ces petits colis proviennent de Chine, ciblant directement les modèles commerciaux des géants du commerce électronique asiatiques. Cette politique vise à freiner l'afflux de biens à faible coût en provenance de pays tiers, en particulier de Chine, en augmentant le coût d'importation de ces articles.
La France avait précédemment tenté d'imposer une taxe similaire, en introduisant une taxe de deux euros par catégorie d'article en mars, qui a ensuite été portée à cinq euros par le Parlement. Cependant, cette mesure nationale a finalement été suspendue le 1er juillet, coïncidant avec l'activation de la directive européenne plus large. Selon les conclusions de Joko, l'impact sur les différentes plates-formes varie. Temu et DHGate semblent avoir le plus souffert, tandis que Shein montre une plus grande résilience face à la nouvelle taxe. L'étude met en évidence une tendance en deux phases du comportement des consommateurs: initialement, il y avait un écart notable des plates-formes chinoises en raison des coûts plus élevés associés aux nouveaux droits de douane.
Cependant, certains utilisateurs sont revenus sur ces sites après avoir ajusté leurs stratégies d'achat, comme l'achat de plus grandes quantités ou la recherche de méthodes de paiement alternatives pour contourner les frais.
Les résultats suggèrent que si le choc initial de la nouvelle taxe a entraîné une baisse significative des ventes pour certaines plates-formes, les effets à long terme restent incertains. Certains consommateurs pourraient continuer à chercher des alternatives, à l'intérieur ou à l'extérieur de l'UE, selon l'efficacité avec laquelle ils peuvent gérer les nouveaux coûts. Pendant ce temps, d'autres plates-formes peuvent ajuster leurs stratégies de tarification ou de logistique pour atténuer l'impact des droits de douane.
Alors que l'UE continue d'affiner son approche de la gestion du commerce électronique transfrontalier, les réponses des entreprises et des acheteurs façonneront probablement le paysage futur du commerce de détail en ligne en Europe.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien