Une nouvelle recherche révèle que près d'un quart des enfants en Angleterre sont peu susceptibles de répondre aux normes nationales en mathématiques ou en lecture à la fin de l'école primaire, selon les prédictions faites par les enseignants.
Selon les données, 18% des enfants ne devraient pas atteindre le niveau requis en mathématiques, tandis que 19% sont en deçà des compétences en lecture au Key Stage 2 (KS2). Ces chiffres reflètent un fossé significatif basé sur le statut socio-économique et les exigences d'apprentissage. Les enfants qui reçoivent des repas scolaires gratuits font face à des défis particulièrement importants. Seuls 61% de ces élèves devraient répondre aux normes en mathématiques, contre 82% de ceux qui ne sont pas admissibles à une telle assistance. Des disparités similaires existent en lecture, 59% des enfants éligibles au FSM répondant aux attentes contre 81% des autres. L'étude souligne également l'émergence précoce de ces écarts.
En première année, 27% des enfants éligibles aux repas scolaires gratuits sont placés dans le groupe le plus bas pour les mathématiques et 30% pour l'anglais, contre 12% et 14% respectivement pour les enfants non-FSM. Cela suggère que les désavantages commencent à se former avant même le début de l'école formelle. Les enfants issus de milieux moins privilégiés sont plus susceptibles d'avoir besoin d'un soutien supplémentaire. Ceux qui sont éligibles aux repas scolaires gratuits sont deux fois plus susceptibles d'avoir un besoin éducatif spécial, 20% par rapport à 10% des autres enfants. Ils obtiennent également des résultats inférieurs aux tests cognitifs et présentent des taux plus élevés de problèmes de comportement.
Ces résultats indiquent que les obstacles systémiques affectent à la fois les résultats scolaires et le comportement en classe dès le début. La secrétaire à l'Éducation, Lucy Powell, a reconnu les défis auxquels ces enfants sont confrontés, affirmant qu'ils "combattent une bataille difficile" dans un système qui n'est pas conçu pour eux. Elle a souligné l'importance de s'attaquer tôt à ces inégalités, notant que l'étude démontre à quel point ces lacunes sont profondément enracinées.
Une initiative de dix ans comprend des investissements substantiels pour s'assurer que les écoles traditionnelles deviennent plus accessibles pour les enfants atteints de SEND. Tous les enseignants seront formés aux questions liées à SEND et 60 000 nouveaux placements spécialisés seront établis dans les milieux traditionnels. Des mesures supplémentaires comprennent l'abolition du plafond d'allocation pour deux enfants et l'élargissement de l'admissibilité au repas scolaire gratuit pour tous les enfants des ménages recevant un crédit universel. Les parents d'enfants ayant des besoins spéciaux ont fait part de leurs expériences concernant la lutte pour obtenir un soutien adéquat.
Hayley Harrison, une mère de Sunderland, a décrit ses efforts pour obtenir une scolarité adéquate pour son fils autiste de sept ans, George. Après avoir d'abord fait face à des obstacles dus à l'insuffisance des ressources, George a prospéré dans un cadre spécialisé. Son expérience souligne le besoin urgent d'améliorer l'accessibilité et les systèmes de soutien pour les enfants ayant des besoins d'apprentissage divers. La recherche souligne la nécessité d'une action immédiate pour remédier à ces disparités éducatives. Alors que le gouvernement décrit des réformes ambitieuses, le défi consiste à assurer une mise en œuvre efficace et un engagement soutenu à ces objectifs.
Les résultats servent de point de repère essentiel pour évaluer les progrès et tenir les décideurs responsables de la création d'un paysage éducatif équitable.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien