Le sous-secrétaire Gonzalo Guerrero, chef du ministère de la prévention du crime, a décrit l'évaluation du gouvernement d'un nouvel état d'exception constitutionnel, soulignant le rôle des forces armées dans la lutte contre le crime organisé.
Selon Guerrero, l'état d'exception s'appliquerait à certaines parties de certaines communes ou provinces, selon la situation. Il a mis en garde contre l'extension indéfinie de ces mesures, affirmant que les états d'exception prolongés risquent de devenir la nouvelle norme plutôt que des exceptions temporaires.
En revanche, le sénateur Andrés Longton du parti Renouveau national a exprimé des réserves sur la proposition. Au cours d'un entretien avec La Tercera, il s'est demandé si les États d'exception devraient relever de l'autorité de la police au lieu de l'armée. Il a fait valoir que l'armée devrait maintenir le commandement en raison de sa structure organisationnelle et de sa préparation à de tels rôles.
Longton a également soulevé des préoccupations concernant le cadre juridique entourant le nouvel état d'exception, suggérant que sa définition par le biais d'institutions politiques comme le Sénat pourrait conduire à des biais potentiels.
Dans un discours prononcé au palais présidentiel, Kast a souligné la gravité de la crise sécuritaire du pays, notant qu'elle transcendait les gouvernements individuels et impliquait le crime organisé et le terrorisme transnationaux. Il a souligné que la réforme appartenait à tous les citoyens, pas seulement à une administration, et a exhorté les législateurs à donner la priorité à la sécurité nationale dans leurs délibérations.
Pour accélérer le processus législatif, le gouvernement a donné la priorité à 19 projets liés à l'agenda de l'ACOT. Ceux-ci comprennent des lois accordant des droits de légitime défense privilégiés aux membres des forces armées et de la police, ainsi que des mesures visant à renforcer la sécurité locale.
D'autres propositions se concentrent sur la réglementation de l'usage de la force par les forces de l'ordre, l'augmentation des sanctions pour les attaques contre les autorités et l'amélioration des infrastructures essentielles à la sécurité publique. Le gouvernement a également souligné la nécessité d'une surveillance continue en cas d'absence ou d'incapacité, garantissant que les protocoles de sécurité restent efficaces même dans des circonstances difficiles.
Le sénateur Longton a réitéré sa position selon laquelle les changements à la Constitution devraient être abordés avec prudence, soulignant que la proposition actuelle semble plus symbolique qu'essentielle.
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