Les Centers for Medicare & Medicaid Services (CMS) des États-Unis ont annoncé des changements dans la façon dont Medicare paie pour les dispositifs médicaux étiquetés comme "développés" par la Food and Drug Administration (FDA). À partir de l'année fiscale 2028, ces dispositifs ne seront plus automatiquement admissibles aux paiements supplémentaires en vertu des règles actuelles.
La nouvelle règle, finalisée par la CMS, cible deux voies principales qui permettaient auparavant aux dispositifs révolutionnaires de contourner certaines exigences de remboursement supplémentaire. Ces voies avaient permis aux hôpitaux d'adopter des technologies innovantes même lorsque leurs avantages à long terme étaient incertains. La politique révisée exige que tous les dispositifs révolutionnaires montrent une amélioration clinique substantielle par rapport aux traitements standard pour justifier des paiements Medicare supplémentaires. Selon la règle de la CMS, cette exigence vise à garantir que des fonds supplémentaires sont alloués à des innovations qui ont été prouvées pour améliorer les résultats des patients.
Dans le cadre du système précédent, les hôpitaux pouvaient recevoir des paiements supplémentaires pour l'utilisation d'appareils innovants sans avoir à établir que ces technologies offraient des avantages significatifs par rapport aux options conventionnelles. Cette flexibilité était destinée à encourager l'adoption précoce d'outils médicaux potentiellement transformateurs, en particulier pendant leur phase initiale à coût élevé. Cependant, les critiques soutiennent que cette approche a parfois conduit à l'utilisation de technologies non prouvées ou peu efficaces, les contribuables supportant en fin de compte le coût. La transition vers le nouveau modèle de paiement devrait entrer en vigueur en 2028, donnant aux parties prenantes plusieurs années pour s'adapter.
Pendant cette période, la CMS et la FDA devraient travailler en étroite collaboration avec les représentants de l'industrie pour clarifier les détails de la mise en œuvre. Les hôpitaux et les fabricants d'appareils devront réévaluer leurs stratégies pour assurer le remboursement de Medicare, en particulier pour les nouvelles technologies qui reposent sur les anciennes voies. Les experts de l'industrie suggèrent que le changement pourrait ralentir l'adoption de certains appareils révolutionnaires, en particulier ceux qui offrent des améliorations progressives plutôt que des avancées spectaculaires. Les entreprises d'appareils peuvent faire face à une pression accrue pour mener des essais cliniques plus rigoureux pour répondre aux nouveaux critères.
Dans le même temps, les hôpitaux pourraient devenir plus sélectifs dans le choix des technologies à mettre en œuvre, en se concentrant sur celles qui ont la plus forte preuve d'efficacité. La décision intervient au milieu d'un examen plus approfondi de la façon dont Medicare finance l'innovation médicale. Les législateurs et les analystes de la santé ont débattu de la question de savoir si le système actuel équilibre adéquatement la nécessité de promouvoir des traitements de pointe avec la responsabilité de veiller à ce que l'argent des contribuables soit dépensé judicieusement. Certains soutiennent que les nouvelles règles aideront à prévenir les dépenses inutiles sur des dispositifs qui ne parviennent pas à fournir des avantages significatifs, tandis que d'autres craignent que les exigences plus strictes puissent étouffer l'innovation en rendant plus difficile la concurrence des petites entreprises.
En liant les paiements supplémentaires directement aux améliorations démontrées, l'agence espère créer un système plus transparent et plus équitable pour évaluer les technologies médicales. La règle finale comprend des dispositions permettant des exceptions dans les cas où les preuves cliniques sont limitées ou évoluent. Par exemple, les dispositifs qui répondent à des besoins médicaux critiques non satisfaits peuvent encore bénéficier d'une considération spéciale.
En outre, la CMS s'est engagée à examiner la politique chaque année pour en évaluer l'impact et apporter les ajustements nécessaires.
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