Selon le président de l'EFCC, Ola Olukoyede, certains candidats auraient dépensé entre 20 et 30 milliards de nairas pour assurer leurs positions au sein des partis politiques, principalement par le biais des élections primaires.
Olukoyede a fait ces déclarations lors d'une conférence donnée au Centre pour la paix et les études stratégiques (CPSS) de l'Université d'Ilorin, où il a abordé le sujet "Dé-risquer et mobiliser les parties prenantes critiques pour des élections pacifiques et crédibles en 2027 au Nigéria". L'événement visait à mettre en évidence les défis auxquels sont confrontées les prochaines élections au Nigéria et à encourager la collaboration entre diverses parties prenantes pour assurer la transparence et l'équité dans le processus électoral.
Le président de l'EFCC a souligné que les sommes massives dépensées pour les élections créent une pression importante sur les élus une fois qu'ils prennent leurs fonctions. Ces pressions conduisent souvent à l'utilisation abusive des fonds publics dans le but de récupérer leurs investissements initiaux. Un tel comportement non seulement sape la crédibilité du système électoral, mais menace également les fondements mêmes de la bonne gouvernance.
Pour lutter contre ces problèmes, l'EFCC a pris des mesures décisives contre les personnes impliquées dans l'achat de votes et d'autres formes de fraude électorale.
En ce qui concerne l'avenir, l'EFCC a annoncé son intention de renforcer ses capacités de surveillance électorale en utilisant des technologies de pointe telles que les drones. Cette initiative vise à suivre efficacement les cas d'achat de voix et d'incitations financières dans les bureaux de vote lors des élections générales de 2027. En tirant parti de la technologie moderne, la commission espère dissuader les contrevenants potentiels et assurer un environnement électoral plus transparent.
En plus des avancées technologiques, Olukoyede a appelé les partis politiques et leurs partisans à adopter des stratégies de campagne axées sur des questions plutôt que de recourir à une rhétorique incendiaire susceptible d'inciter à la violence. Il a exhorté toutes les parties prenantes concernées - y compris la Commission électorale nationale indépendante (INEC), les agences de sécurité, les organisations de la société civile, les médias et les acteurs politiques - à travailler ensemble pour garantir que les prochaines élections soient à la fois pacifiques et crédibles.
L'importance d'élections crédibles a été soulignée par le vice-chancelier de l'Université d'Ilorin, le professeur Wahab Egbewole (SAN), qui a souligné que la corruption électorale représentait une menace importante pour la sécurité nationale et le progrès démocratique.Il a souligné que la légitimité des élections était cruciale pour maintenir la stabilité nationale, promouvoir la croissance économique et renforcer la confiance du public dans les structures de gouvernance.
Le professeur Abdul-Jelil Animasawun, directeur du CPSS, a expliqué que la série de conférenciers invités avait été conçue pour faciliter les discussions sur les défis auxquels le processus électoral nigérian est confronté. L'initiative rassemble un groupe diversifié de participants, y compris des décideurs politiques, des experts en sécurité, des responsables électoraux, des groupes de la société civile et des universitaires, qui travaillent tous à développer des solutions pratiques pour la tenue d'élections pacifiques et crédibles.
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