Une nouvelle vulnérabilité de sécurité a été découverte dans les anciens processeurs AMD, permettant un accès non autorisé aux zones de mémoire réservées utilisées par les fonctions de sécurité critiques. Selon ses découvertes, cette vulnérabilité affecte les processeurs AMD de la série Family 16h, qui ont été introduits il y a environ 13 ans.
En particulier, il cible le registre de configuration du contrôleur DRAM D18F2x94, qui est documenté dans le BIOS et le guide du développeur du noyau (BKDG) pour les modèles de la famille 16h. En manipulant ce registre, les attaquants peuvent contourner les mécanismes d'isolement conçus pour protéger les régions de mémoire sensibles utilisées par des composants tels que le processeur de sécurité de la plate-forme AMD (PSP), le mode de gestion du système (SMM) et le microcode du processeur. Cela leur permet de lire et d'écrire dans des zones de mémoire généralement réservées aux opérations sécurisées, y compris celles contenant des clés cryptographiques et d'autres données confidentielles.
Le PSP, plus tard rebaptisé AMD Secure Processor, joue un rôle crucial dans la protection des matériaux clés utilisés dans le chiffrement et d'autres fonctions de sécurité. Il constitue la base de technologies telles que AMD Secure Encrypted Virtualization (SEV), qui vise à protéger les machines virtuelles. Cependant, la vulnérabilité révèle que même avec ces protections, certaines régions de mémoire restent accessibles en raison de défauts dans la gestion des adresses.
Pour exploiter la vulnérabilité, les attaquants doivent manipuler le mappage complexe entre les adresses de mémoire physique et virtuelle. Cela nécessite un logiciel capable d'inverser les couches multiples de traduction d'adresses utilisées dans les architectures x86. Le code développé par Domas démontre comment ces transformations peuvent être inversées, exposant efficacement les régions de mémoire protégées. Son travail souligne que si la faille de Skitter-creek-bath-salts ne présente pas directement les mêmes risques que la vulnérabilité précédemment connue de Skitter-creek-bath-salts, où les droits d'administrateur étaient nécessaires pour manipuler le contrôleur DRAM, elle constitue toujours une menace sérieuse pour les systèmes utilisant des processeurs AMD plus anciens.
Des attaques similaires ont ciblé d'autres composants matériels, tels que le moteur de gestion (ME) d'Intel, où les chercheurs ont réussi à accéder à des zones de mémoire restreintes en 2020.
Ce manque de transparence pourrait entraver les efforts visant à évaluer pleinement l'étendue des vulnérabilités potentielles dans différentes générations de processeurs AMD. En conséquence, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si des problèmes similaires existent dans des conceptions de puces plus récentes. Pour l'instant, les utilisateurs exécutant des systèmes basés sur les processeurs de la famille 16h affectés devraient envisager de mettre en œuvre des mesures de sécurité supplémentaires pour atténuer le risque posé par cette faille nouvellement découverte.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien