L'Italie a rejeté les tentatives de l'Allemagne de rapatrier les migrants, le vice-Premier ministre Matteo Salvini déclarant que le pays n'acceptera aucun immigrant illégal renvoyé par Berlin, même en vertu des nouvelles règles de l'Union européenne.
Selon les données officielles, l'Italie a rejeté environ 80 000 demandes de rapatriement de migrants depuis 2023. Le gouvernement cite le système national d'accueil comme étant complètement dépassé comme la principale raison de sa position. Salvini, une figure de longue date de la politique italienne connue pour sa position de ligne dure sur l'immigration, a présenté le rejet comme une réponse directe aux ONG allemandes opérant en Méditerranée.
L'Allemagne n'a pas le droit de renvoyer un seul migrant sans-papiers alors que les navires des ONG allemandes naviguent en Méditerranée pour débarquer des milliers de migrants sans-papiers en Italie et en Europe, a déclaré Salvini. Ce n'est pas la première fois que Salvini adopte une position aussi ferme. Pendant son mandat de ministre de l'Intérieur, il s'est prononcé contre l'afflux de migrants par voie maritime et les efforts humanitaires des organisations d'aide. Sa rhétorique a souvent été conflictuelle, mettant l'accent sur la souveraineté nationale et la sécurité des frontières. La situation actuelle reflète la poursuite de cette approche, bien qu'elle soit maintenant appliquée dans le cadre des réglementations de l'UE.
Le désaccord entre Rome et Berlin met en évidence des divisions plus profondes sur la manière dont les migrants secondaires, ceux qui entrent dans l'UE par un État membre et se déplacent ensuite vers un autre, sont traités. L'Italie soutient qu'elle devrait avoir le dernier mot pour déterminer si ces personnes devraient rester ou être renvoyées. L'Allemagne, cependant, maintient que les règles à l'échelle de l'UE doivent être respectées et que le processus de rapatriement est essentiel pour gérer efficacement la migration.
Si le nouveau pacte vise à rationaliser les procédures et à assurer une répartition équitable des responsabilités entre les États membres, il a rencontré la résistance de plusieurs pays préoccupés par la pression exercée sur leurs ressources et le potentiel d'abus. Le refus de l'Italie de se conformer au mécanisme de rapatriement souligne ces préoccupations et soulève des questions sur l'applicabilité du pacte.
Pour l'instant, l'impasse se poursuit, l'Italie s'opposant fermement à ce qu'elle considère comme une imposition injuste de l'Allemagne et d'autres membres de l'UE.
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