Un nouveau rapport national a révélé des lacunes alarmantes dans les maisons de soins infirmiers suisses en ce qui concerne le contrôle de la légionellose, mettant en évidence un risque croissant pour les résidents âgés. Les résultats ont été publiés en août 2026, à la suite d'une revue complète menée en 2025. Le rapport a révélé que la moitié des maisons de soins infirmiers inspectées avaient des systèmes d'auto-surveillance inadéquats, tandis que près d'un quart dépassait les niveaux de concentration maximaux autorisés de légionellose. Ces révélations ont incité à un examen plus minutieux et à des inspections plus rigoureuses depuis le début de 2026, certaines installations mettant en œuvre des protocoles plus stricts pour atténuer la menace.
Le problème découle de l'infrastructure complexe de nombreuses maisons de soins infirmiers, qui comportent souvent de grands bâtiments dotés de réseaux de canalisations d'eau étendus. La fréquence d'utilisation varie en fonction de l'occupation des pièces individuelles, ce qui rend difficile le maintien d'un débit d'eau constant et la prévention de la stagnation, un facteur clé de la prolifération de la légionelle.
Raoul Schrumpf, directeur général de la Maison de Vessy, a expliqué que des contrôles ponctuels sont effectués dans les pièces les plus éloignées pour confirmer à la fois la température de l'eau correcte et l'absence d'eau stagnante dans de longs pipelines.
La légionellose peut provoquer deux formes distinctes de maladie: la maladie des légionnaires sévère et la fièvre de Pontiac plus légère. La maladie des légionnaires se manifeste généralement de deux à dix jours après l'infection, présentant des symptômes tels que fièvre, toux, douleurs musculaires et maux de tête, pouvant entraîner de graves infections pulmonaires. La fièvre de Pontiac, d'autre part, provoque des symptômes semblables à ceux de la grippe qui disparaissent généralement en quelques jours. Le risque de contracter la maladie des légionnaires augmente considérablement avec l'âge, en particulier chez les hommes, les fumeurs et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.
Selon Patrick Edder, chimiste du canton de Genève, la situation s'est améliorée depuis lors. Bien qu'il y ait eu de nombreuses inspections en 2018 et 2019, très peu d'établissements ont mis en œuvre des procédures d'auto-surveillance à l'époque. En 2023, presque toutes les institutions avaient mis en place des systèmes d'auto-inspection, bien que certaines lacunes subsistent.
Les administrateurs des maisons de soins infirmiers et les responsables de la santé travaillent ensemble pour affiner les protocoles, améliorer la transparence et, en fin de compte, protéger le bien-être des résidents âgés.
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