Un nouveau matériau, le magnésium, pourrait révolutionner les véhicules électriques en offrant une alternative moins chère, plus abondante et potentiellement plus sûre au lithium. Le magnésium se trouve presque partout, y compris dans l'eau de mer, et ses propriétés chimiques suggèrent qu'il pourrait stocker de grandes quantités d'énergie dans un espace compact.
Il existe à la fois dans le sol et dans l'eau de l'océan, ce qui en fait une ressource prometteuse pour la durabilité à long terme. Selon les rapports, cette présence généralisée pourrait aider les fabricants à réduire les risques de la chaîne d'approvisionnement associés à la concentration géographique du lithium.
Un problème majeur avec les batteries lithium-ion implique la formation de dendrites, des structures en forme d'aiguille qui peuvent percer le séparateur à l'intérieur de la batterie, entraînant des courts-circuits et des risques d'incendie. Le magnésium est considéré comme moins enclin à de tels problèmes, ce qui en fait un candidat attrayant pour une technologie de batterie plus sûre. Combiné à des coûts de matières premières inférieurs et une plus grande disponibilité, ces facteurs soulèvent des questions sur les raisons pour lesquelles le magnésium n'a pas encore remplacé le lithium dans les applications courantes des véhicules électriques. Malgré ces avantages, le magnésium présente des défis techniques importants.
Le mouvement des ions magnésium à travers les matériaux de la batterie est plus lent que celui des ions lithium, ce qui complique les efforts pour obtenir des temps de charge rapides et une puissance de sortie élevée.
Cette exigence a maintenu la technologie des batteries au magnésium en grande partie dans la phase de recherche. Des études récentes ont cependant montré des progrès. Un article publié dans Nature Communications met en évidence les progrès dans la cinétique de réaction liée aux polysulfures de magnésium, un composant clé de certaines conceptions de batteries à base de magnésium. Bien que cela représente un pas en avant significatif, il ne confirme pas encore la viabilité commerciale à grande échelle. Les grandes entreprises automobiles, y compris Toyota, explorent les technologies de batteries à base de magnésium depuis des années. Toyota a beaucoup investi dans la recherche à long terme sur les batteries au magnésium de haute capacité, bien qu'aucune application commerciale dans les véhicules ne soit imminente.
Par exemple, General Motors et LG Energy Solution développent des cellules lithium-ion riches en manganèse conçues pour entrer en production de masse d'ici 2028. Ces cellules visent à réduire les coûts tout en maintenant la fiabilité et les performances des technologies lithium existantes. Il est crucial de distinguer le magnésium et le manganèse. Bien que les deux matériaux soient de plus en plus discutés dans le contexte des batteries de nouvelle génération, ils représentent des approches technologiques distinctes.
Le manganèse est utilisé pour améliorer la stabilité et la rentabilité des batteries lithium-ion, tandis que le magnésium offre une chimie fondamentalement différente avec son propre ensemble de défis et d'opportunités.
Cependant, des recherches en cours suggèrent que le magnésium pourrait éventuellement jouer un rôle important dans l'avenir des transports durables.
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