Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) a récemment adopté une décision qui inclut une liste de plusieurs membres de l'Unione Salvați România (USR), les accusant de participer à la campagne de "décrédibilisation de la justice". La décision, qui a été publiée mercredi, a provoqué une réaction intense de la part de l'USR, qui a caractérisé ce mouvement comme "une ironie absurde".
Cette situation a été interprétée par l'USR comme une tentative de limiter la liberté d'expression et d'exclure les voix critiques des discussions sur la justice.
La décision du CSM fait partie d'un document de plus de 70 pages qui détaille la campagne de "décrédibilisation de la justice" menée par une série d'acteurs politiques, de journalistes et d'ONG. Selon les sources, cette campagne a été identifiée comme étant soutenue par la coalition gouvernementale actuelle, en particulier par les partis USR et PNL.
L'USR a réagi avec indignation, accusant le CSM de dépasser les limites de la défense légitime et d'essayer de contrôler le discours public. Le communiqué de l'USR souligne que le parti a été créé dans le but de protéger l'indépendance de la justice et que ses membres ont toujours été actifs dans la défense de celle-ci.
Dans un communiqué, le procureur du CSM, Claudiu Sandu, a répliqué directement à Lia Savonea, une journaliste connue pour ses articles critiques à l'égard de la justice. Sandu a affirmé qu'il se préoccupait de l'indépendance de la justice, prétendant aujourd'hui qu'elle était indépendante, suggérant que le CSM agissait de manière cohérente avec ses principes.
Outre les membres de l'USR, la liste du CSM comprend également d'autres acteurs, dont Dominic Fritz, président de l'USR, Ana Birchall, ancien ministre de la Justice, Cristian Ghinea, Laurențiu Ştefănescu et d'autres membres du parti.
En conclusion, le conflit entre le CSM et l'USR reflète une tension plus large au sein du système judiciaire roumain, où l'indépendance de la justice est continuellement contestée. L'USR soutient que la décision du CSM est une forme de censure, tandis que le CSM soutient qu'il agit dans l'intérêt de la stabilité de l'État de droit.
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