L'Inde prévoit d'émettre une convocation judiciaire à Hafiz Saeed, le fondateur du groupe militant basé au Pakistan Lashkar-e-Taiba (LeT), par le biais de canaux diplomatiques au Pakistan. Cette décision intervient après que l'Agence nationale d'enquête (NIA) a identifié Saeed comme une figure clé de l'attaque terroriste de Pahalgam survenue en avril 2025. La convocation sera transmise au ministère pakistanais des Affaires étrangères via le ministère indien des Affaires étrangères, selon des sources familières avec la question.
Une cour spéciale de la NIA à Jammu a déjà émis un mandat de non-bail pour la comparution de Saeed dans le cadre de l'affaire Pahalgam. Cela fait suite à une accusation supplémentaire déposée en juillet 2025, qui nomme Saeed individuellement et en tant que chef de LeT et TRF. Il fait face à des accusations en vertu de la Bharatiya Nyaya Sanhita, 2023, et de la Loi sur les activités illégales (prévention), 1967, y compris la guerre contre l'Inde et le complot avec des agents basés au Pakistan pour exécuter l'attaque.
L'incident a incité la police de Pahalgam à enregistrer une affaire, qui a ensuite été transférée à la NIA pour une enquête plus approfondie. La fiche d'accusation originale, déposée le 15 décembre 2025, répertorie sept accusés, dont un manipulateur pakistanais nommé Sajid Jatt et le LeT / TRF interdit en tant qu'entité juridique.
L'enquête de la NIA sur l'attaque de Pahalgam a révélé un modèle opérationnel impliquant des gestionnaires basés au Pakistan, des militants infiltrés et des réseaux de soutien locaux. L'agence allègue que TRF a été utilisé comme mandataire de LeT pour dissimuler l'implication de son organisation mère basée au Pakistan. Les enquêteurs affirment que l'attaque a été orchestrée pour cibler les touristes en fonction de leur identité religieuse, dans le but d'inciter à des tensions communautaires et de nuire à l'industrie touristique du Cachemire.
Cette disposition permet aux tribunaux de mener des procès et de rendre des jugements contre des personnes qui ont évité les procédures judiciaires et ne montrent aucune probabilité immédiate d'arrestation. Avant qu'un tel procès puisse commencer, le tribunal doit émettre deux mandats d'arrêt consécutifs et publier des avis exigeant la comparution de l'accusé. En outre, le tribunal doit attendre 90 jours à compter de l'établissement des accusations avant de procéder. Si Saeed n'est pas représenté par un avocat, l'État est obligé de nommer un avocat pour le défendre.
L'agence affirme que l'attaque faisait partie d'une stratégie plus large visant à déstabiliser la région en utilisant une combinaison de ressources externes et internes. L'enquête s'est concentrée sur l'identification de ceux qui ont planifié, financé et soutenu l'opération, mettant particulièrement l'accent sur le rôle du Pakistan dans l'orchestration de la violence.
Alors que la NIA poursuit son enquête, la réponse d'Islamabad pourrait façonner la trajectoire des relations bilatérales et de la coopération antiterroriste entre les deux nations.
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