Les universités australiennes sont confrontées à des réformes radicales visant à lutter contre le racisme systémique dans l'enseignement supérieur, à la suite de l'annonce de nouvelles normes nationales établies par le gouvernement. Les changements, en vigueur à partir de lundi, obligent toutes les institutions tertiaires à adopter des définitions claires du racisme, y compris l'antisémitisme, l'islamophobie et les préjugés contre les Australiens autochtones.
Les nouvelles normes de gouvernance marquent un changement significatif dans le paysage éducatif australien, motivé par les préoccupations concernant l'augmentation des niveaux d'intolérance raciale sur les campus. La politique a été initialement proposée en décembre dans le cadre d'efforts plus larges pour lutter contre l'antisémitisme, en s'alignant sur les audiences en cours de la commission royale sur les crimes de haine visant les communautés juives.
Les réformes sont également soutenues par les conclusions du rapport Respect at Uni, produit par la Commission australienne des droits de l'homme. Cette étude approfondie a révélé que plus de 90% des étudiants et du personnel juifs et palestiniens avaient été victimes de discrimination fondée sur leur religion ou leur appartenance ethnique, soulignant l'ampleur du problème. Dans le cadre révisé, les universités sont chargées d'élaborer des directives internes qui favorisent l'équité raciale et l'inclusion. Ces directives doivent inclure des protocoles pour maintenir la sécurité sur le campus et en ligne, reflétant la prise de conscience croissante des espaces numériques en tant que sites potentiels de harcèlement.
Les universités publiques seront également tenues de divulguer les procès-verbaux des réunions et les dossiers de décision relatifs aux questions de gouvernance, ce qui accroîtra la transparence dans les pratiques administratives. L'Agence de la qualité et des normes de l'enseignement supérieur jouera un rôle clé dans la fourniture de soutien et de ressources pour aider les institutions à respecter ces nouvelles obligations. Cette agence collaborera avec les universités pour créer des outils pratiques et des programmes de formation, en veillant à la conformité avec les normes mises à jour.
Dans des remarques à Sky News, il a reconnu les lacunes passées dans la gouvernance universitaire, déclarant que " quiconque ne pense pas qu'il y a eu des défis... " Il a en outre annoncé des plans pour introduire des changements législatifs qui accorderaient aux régulateurs un plus grand pouvoir pour faire respecter la conformité.
Le rapport Respect at Uni détaille de nombreux cas de parti pris racial, y compris des blagues désobligeantes sur les Australiens autochtones et des interactions hostiles en classe ciblant les cultures et les religions du Moyen-Orient. Ces expériences mettent en évidence l'impact réel du racisme systémique sur la vie étudiante et l'engagement académique. Parmi ses 47 recommandations, le rapport appelle à la mise en place de stratégies antiracistes nationales et spécifiques aux institutions, ainsi qu'à des mesures de transparence et de transparence améliorées.
Alors que la mise en œuvre des nouvelles normes commence, les universités se préparent à ajuster leurs politiques et procédures pour répondre aux attentes en évolution. Alors que les détails opérationnels exacts restent en cours de développement, l'accent est mis sur la garantie que toutes les parties prenantes, étudiants, professeurs et administrateurs, sont équipés pour participer à un système académique plus juste et inclusif.
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