Un homme d'affaires nigérian, Aliko Dangote, a annoncé son intention de construire une raffinerie de pétrole sur l'île de Lamu au Kenya, suscitant des protestations parmi les résidents locaux qui craignent des dommages environnementaux et des menaces pour leurs moyens de subsistance.
La région abrite également des espèces sauvages protégées et bénéficie d'un niveau de pollution relativement faible. Ces facteurs ont fait de la raffinerie prévue un point d'intense controverse. Les militants environnementaux ont soulevé des inquiétudes quant à l'impact potentiel de la raffinerie sur les écosystèmes locaux. Mohamed Athman, un militant environnemental, a déclaré à la chaîne publique suisse de langue italienne RSI que la communauté craignait que le projet puisse nuire à la fois à l'environnement et aux moyens de subsistance des habitants.
L'opposition souligne des risques spécifiques, y compris des effets négatifs sur la pêche, la qualité de l'eau et le tourisme. Ils soulignent également le statut de protection unique de l'archipel, arguant que la région mérite une considération particulière en raison de son importance écologique. Les résidents locaux ont précédemment résisté à des projets similaires, y compris une centrale électrique au charbon proposée, qui a été arrêtée après des batailles juridiques.
Il y a aussi des spéculations selon lesquelles les futures opérations pourraient inclure du pétrole de pays voisins comme l'Ouganda. Cette initiative s'aligne sur les efforts plus larges de plusieurs pays africains pour renforcer les capacités de raffinage du pétrole national au milieu des incertitudes sur le marché mondial de l'énergie et des tensions régionales. Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique, a joué un rôle déterminant dans la formation du secteur de l'énergie du Nigéria.
Le conflit sur Lamu n'est pas nouveau. Les résidents, aux côtés d'organisations environnementales et de défense des droits de l'homme, se sont opposés avec succès à une proposition précédente pour une centrale électrique au charbon. Des différends juridiques ont conduit à l'abandon du projet. Cette histoire suggère que les communautés locales sont prêtes à prendre d'autres mesures si elles croient que leurs intérêts sont menacés. Mohamed Athman a noté que les mesures juridiques restent une option pour la communauté. "Si la situation s'aggrave, nous devons aller en justice et nous battre pour nos droits", a-t-il déclaré. Il a ajouté que deux poursuites contre le gouvernement avaient déjà été intentées et gagnées, indiquant la détermination de la communauté à protéger ses intérêts.
Au fur et à mesure que le projet avance, le résultat dépendra de la manière dont le gouvernement et les promoteurs abordent ces préoccupations.
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