Les sauveteurs du Népal ont réussi à atteindre un tunnel hydroélectrique samedi après des jours d'inondations qui ont dévasté la région, marquant une étape cruciale dans la recherche de centaines de travailleurs disparus. L'armée népalaise a utilisé des équipements de forage pour percer la structure boueuse du projet hydroélectrique Trishuli 3A, leur permettant de pomper de l'air et de déployer une caméra dans le tunnel. Cette opération a suscité l'espoir que certains des travailleurs, qui étaient piégés depuis l'inondation catastrophique de mercredi, pourraient être encore en vie. Selon l'Autorité nationale de réduction et de gestion des risques de catastrophe, plus de 933 travailleurs de l'hydroélectricité restent portés disparus à la suite de la catastrophe, qui a frappé la région à la frontière entre le Népal et la Chine.
L'inondation, déclenchée par un effondrement glaciaire, a déclenché un mur massif de boue et de débris qui a balayé la région, causant des destructions généralisées. L'US Geological Survey a identifié la catastrophe comme résultant d'une grande masse de roche et de glace se détachant d'une montagne glacée dans le parc national de Langtang, près de la frontière entre le Tibet et le Népal.
Cette distinction souligne l'interaction complexe entre les déclencheurs naturels et les facteurs humains dans la formation des catastrophes. Alors que la cause immédiate était géologique, les implications plus larges pointent vers des défis systémiques dans la préparation et la réponse aux catastrophes. Les divisions politiques, la méfiance institutionnelle et les inefficacités bureaucratiques entravent souvent la gestion efficace des crises, même pendant les moments d'unité nationale. À la suite de la catastrophe, les dirigeants politiques et les forces de sécurité ont collaboré pour coordonner les efforts de secours.
Les entreprises de télécommunications ont offert des appels gratuits et un accès à Internet dans les régions touchées, permettant ainsi la communication entre les familles et les services d'urgence. Des bénévoles des communautés de la diaspora et des organisations locales ont également joué un rôle crucial dans les efforts de récupération. Malgré ces actions coordonnées, les craintes persistent que le pays ne revienne à ses habitudes de gouvernance une fois que la crise immédiate s'est calmée. Parmi les personnes touchées figurent des familles à la recherche de proches disparus. Mukti Patel, de Virginie, continue d'attendre des nouvelles de son père, de sa sœur et de deux autres parents disparus pendant les inondations.
Les membres de la famille d'autres personnes disparues dans la catastrophe restent optimistes, bien que les chances de trouver des survivants semblent minces. Certains parents, y compris ceux des personnes disparues dans l'inondation, ont cherché des mises à jour via des appels Zoom, exprimant leur inquiétude quant à savoir si leurs proches pourraient être pris au piège dans une poche d'air ou enterrés sous les décombres.
Les équipes de sauvetage continuent de tirer des survivants de la boue, mais le nombre de morts confirmés s'élève à 682, avec près de 3 000 personnes toujours portées disparues. Le nombre exact de personnes piégées dans les tunnels hydroélectriques reste incertain, bien que les responsables estiment que plus de 100 travailleurs pourraient être encore en vie. Alors que les recherches se poursuivent, l'accent est mis sur la récupération et la prévention à long terme. Les experts soulignent la nécessité d'améliorer les systèmes d'alerte précoce et de meilleures infrastructures pour atténuer les risques futurs.
La préparation aux situations d'urgence doit aller au-delà de la réponse immédiate pour inclure une surveillance continue et des plans d'évacuation par étapes afin de protéger les communautés contre des catastrophes similaires à l'avenir.
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