Les chercheurs de la NASA ont découvert que certains micro-organismes terrestres pourraient survivre jusqu'à une semaine dans des endroits spécifiques près du pôle sud de la Lune. Les résultats, publiés dans une étude récente, suggèrent que ces microbes pourraient survivre dans les régions permanemment ombragées de la surface lunaire, où la glace d'eau peut persister en raison du manque de lumière solaire.
L'équipe de recherche, dirigée par des scientifiques de la NASA, a examiné comment les organismes microbiens amenés de la Terre pendant les voyages spatiaux pourraient se comporter dans les conditions extrêmes de la Lune. Ils ont constaté que si certains microbes pouvaient rester viables pendant plusieurs jours, il n'y avait aucune indication qu'ils se multiplieraient ou prospéreraient dans des environnements aussi difficiles.
Selon l'étude, même de petites quantités de peau, comme la surface d'une gomme à crayon, peuvent contenir des millions de cellules bactériennes. Alors que les humains se préparent à établir une présence à long terme sur la Lune, cela pose des défis. La contamination microbienne pourrait compliquer les efforts pour déterminer si la vie lunaire native existe ou si tout matériel biologique introduit par les humains modifie l'environnement. L'équipe de recherche a souligné que, bien que la prévention complète de la propagation des microbes soit difficile, la compréhension de leurs taux de survie est cruciale pour les protocoles de protection planétaire.
Aaron Regberg, un géomicrobiologiste impliqué dans l'étude, a noté qu'il s'attendait initialement à ce que les microbes s'assèchent rapidement dans les conditions extrêmes de la Lune. Cependant, l'étude a révélé que certaines espèces pouvaient résister au froid et à la basse pression de la surface lunaire pendant plusieurs jours.
Avant que les astronautes explorent la planète rouge, il sera essentiel de comprendre le comportement des microbes terrestres dans l'espace. Si ces organismes peuvent survivre sur la Lune, des scénarios similaires peuvent se produire sur Mars, compliquant les enquêtes scientifiques sur l'habitabilité passée de la planète. La recherche souligne la nécessité de méthodes améliorées pour surveiller et contrôler le transport microbien pendant l'exploration spatiale. Bien que l'étude ne préconise pas l'arrêt de l'expansion humaine au-delà de la Terre, elle souligne l'importance de développer des stratégies pour minimiser les interférences biologiques involontaires avec d'autres corps célestes.
Les futures missions doivent équilibrer le désir d'exploration humaine avec la responsabilité de préserver l'intégrité scientifique des environnements spatiaux.
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