Ces dernières semaines, un nouveau mythe sur la santé a gagné du terrain sur les plateformes de médias sociaux, affirmant que l'ajout de sel de table à l'eau améliore l'hydratation et fournit des minéraux essentiels. Cette affirmation, souvent répétée dans des vidéos et des podcasts en ligne, a été démystifiée par des professionnels de la santé et des preuves scientifiques.
Les influenceurs de la santé, y compris des personnalités connues sous le nom d'" Enfermera Saturada ", ont corrigé ces allégations en faisant référence aux étiquettes de composition chimique sur l'eau en bouteille et en expliquant comment l'eau du robinet municipale contient des traces de minéraux essentiels.
Il est vrai que la transpiration contient de petites quantités de sodium et d'autres minéraux, mais le corps les reconstitue par l'alimentation et l'apport régulier en eau. En fait, le corps humain reçoit chaque jour plus que suffisamment d'électrolytes par le seul régime alimentaire, ce qui rend inutile la consommation de sel supplémentaire dans des circonstances normales.
Ces suppléments sont spécialement formulés pour les personnes qui perdent de grandes quantités de liquides pendant un effort physique prolongé, comme les cyclistes ou les triathlètes, qui peuvent transpirer jusqu'à quatre litres par heure.
Comme indiqué dans un autre article d'El Mundo, l'influence d'individus bien connus peut conduire à l'acceptation généralisée de fausses informations, même lorsqu'elles sont contredites par un consensus scientifique.
De même, les déclarations controversées de l'acteur Mel Gibson sur les traitements alternatifs contre le cancer, y compris l'utilisation de médicaments antiparasitaires, illustrent comment les affirmations pseudoscientifiques peuvent gagner du terrain lorsqu'elles sont diffusées par des personnes de haut niveau. Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) a analysé l'impact de ces déclarations et a constaté qu'elles ont conduit à un intérêt accru pour les thérapies non prouvées parmi certains segments de la population. Les algorithmes des médias sociaux contribuent en outre à la prolifération de ces mythes en donnant la priorité au contenu attrayant plutôt qu'à l'exactitude des faits.
Les utilisateurs sont souvent exposés à des informations trompeuses avant de rencontrer des explications scientifiques vérifiées. Cette dynamique crée un environnement où la désinformation se propage rapidement, en particulier lorsqu'elle est approuvée par des personnalités de confiance ou présentée dans un format attrayant. Alors que les professionnels de la santé continuent de combattre ces idées fausses, le défi consiste à s'assurer que des informations précises et fondées sur des preuves atteignent le public de manière efficace. Les efforts doivent se concentrer sur l'amélioration de l'alphabétisation numérique et l'encouragement de la pensée critique, en particulier chez les jeunes publics qui sont fortement engagés dans le contenu en ligne.
D'ici là, la persistance de mythes comme celui qui entoure la nécessité d'ajouter du sel à l'eau restera probablement un problème persistant dans le discours sur la santé publique.
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