Le sommet a eu lieu à Oulan-Bator du 17 au 28 août, réunissant des représentants de 196 pays et de l'Union européenne. Le rassemblement se concentre sur la lutte contre la dégradation des terres, l'amélioration de la résilience contre la sécheresse et l'obtention d'un soutien financier pour les pays les plus touchés par la désertification.
Un khadag cérémonial, un foulard bleu symbolisant l'hospitalité et le respect, a été présenté lors de l'événement. Ces éléments culturels ont souligné l'importance de préserver le patrimoine autochtone au milieu des défis environnementaux. Les discussions lors de l'ouverture ont souligné l'urgence de traduire les promesses de restauration en résultats tangibles, les responsables notant que les efforts actuels manquent de vitesse et d'échelle suffisantes.
Le 20 août, une cinquantaine de représentants autochtones et de militants de la société civile ont organisé une manifestation à Oulan-Bator, exigeant une plus grande reconnaissance des droits des peuples autochtones et un rôle plus central dans l'élaboration des politiques liées à la dégradation des terres, à la sécheresse et à la désertification.
Les manifestants ont souligné qu'un caucus dédié aux peuples autochtones et aux communautés traditionnelles, bien que précieux, manquait d'une influence réelle sur les décisions politiques fondamentales. Leurs demandes reflètent des préoccupations mondiales plus larges concernant l'exclusion des populations locales des structures de gouvernance liées au climat. Les activistes ont souligné la vulnérabilité croissante des communautés dépendantes des terres et des pâturages, avertissant que sans approches inclusives, les efforts de lutte contre la désertification resteront incomplets. Le géographe français Jean-Daniel Cesaro, s'adressant à Le Monde, a noté que la grave sécheresse estivale en France met en évidence la vulnérabilité croissante des pays développés, même à la désertification.
Il a suggéré que la France devrait renforcer sa collaboration avec d'autres pays pour partager son expertise et améliorer sa compréhension de la question. Ses commentaires s'inscrivent dans le contexte plus large du sommet, qui vise à répondre à la statistique alarmante selon laquelle 40% de la superficie terrestre mondiale, dont un quart des terres arables, est déjà dégradée. La conférence se poursuit jusqu'au 28 août, avec des discussions en cours susceptibles de se concentrer sur les mécanismes de financement, la mise en œuvre des politiques et l'engagement communautaire.
À la fin de la réunion, le succès de la COP17 dépendra de la capacité des délégués à aller au-delà des gestes symboliques et à prendre des mesures concrètes pour restaurer les terres dégradées et soutenir les populations vulnérables.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien