Après 11 ans d'absence, le premier stand "urtisti" est de retour près du Colisée de Rome, grâce à une décision du Conseil d'État. Le 3 août, le stand de vente de souvenirs a été rétabli près de l'Arche de Constantin. Le retour de ce stand marque le début d'un processus plus large, avec jusqu'à 58 autres stands qui devraient suivre dans les prochains jours. Cependant, la question de l'approbation de la Surintendance reste en suspens.
Selon la décision, la ville de Rome n'a pas engagé de procédure participative avec les opérateurs concernés. En conséquence, la ville est obligée de permettre à ces vendeurs de se réinstaller temporairement à leurs emplacements d'origine, à moins qu'un accord ne soit conclu entre les parties. Giacomo et Angelo Sonnino, cousins qui exploitent le kiosque depuis près de quatre décennies, étaient parmi ceux touchés par l'interdiction imposée en novembre 2014.
L'accent a été mis sur la présence de vendeurs de rue, connus sous le nom de "urtisti", à proximité de grands sites tels que le Colisée, la Piazza di Spagna, la Piazza Navona et d'autres. Des inquiétudes ont été soulevées quant à la compatibilité de ces activités avec les sites historiques qu'ils entouraient. Par conséquent, une relocalisation temporaire a été ordonnée, qui a effectivement duré plus d'une décennie. Pour la famille Sonnino, le retour de leur kiosque représente à la fois une étape personnelle et professionnelle.
Son fils David, aujourd'hui âgé de 30 ans, continue de surveiller le kiosque, tandis que Giacomo lui-même admet avoir du mal à dormir en raison de l'importance du moment. Malgré le poids émotionnel, la famille a pris des mesures pour se conformer aux réglementations locales, notamment en investissant 1 000 € pour répondre aux exigences fixées par la municipalité.
L'incertitude découle du manque de consensus entre la surintendance et l'administration de la ville. Alors que la décision du Conseil d'État fournit une base juridique pour le retour des stands, la résolution finale dépend d'un accord mutuel entre les deux entités. La décision de l'ancien maire Marino en 2014 a eu des conséquences de grande envergure pour de nombreuses petites entreprises.
Alors que la ville se prépare à réintroduire ces stands, le défi consiste à équilibrer les intérêts des entrepreneurs locaux avec la préservation du patrimoine historique et culturel. Les discussions à venir entre la Surintendance et la ville détermineront si ce processus peut se dérouler sans heurts, en veillant à ce que l'activité économique et l'esthétique urbaine restent intactes. Pour l'instant, le retour du stand Sonnino est un symbole de résilience et d'espoir pour ceux qui se sont battus pour récupérer leur place au cœur de Rome.
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