La recherche des personnes disparues se poursuit avec une urgence désespérée au Népal à la suite des inondations catastrophiques qui ont fait des centaines de morts et des milliers de disparus. Au Centre national de traumatologie de Katmandou, les listes des blessés sont mises à jour toutes les demi-heures, mais même cette fréquence s'avère insuffisante contre les forces implacables de la nature. Les documents, humidifiés par l'humidité et manipulés à plusieurs reprises par des doigts anxieux, ne contiennent qu'une poignée de noms, seulement quatorze, tandis que le nombre de disparus est mesuré en milliers. Parmi eux, Ariyan Pradhan, qui cherche sans relâche sa sœur et ses deux nièces depuis trois jours, sans succès jusqu'à présent.
La catastrophe a commencé avec de fortes pluies qui ont déclenché des glissements de terrain et des effondrements glaciaires dans la région frontalière du Tibet et du Népal. L'une des victimes, la randonneuse australienne Cara Severino, a été présumée perdue après avoir été coupée pendant l'inondation près de Langtang Trek, un sentier situé à seulement 20 kilomètres de la frontière.
Malgré le danger, elle a continué son voyage à pied vers Katmandou, à environ 68 kilomètres de là, sans accès routier. Les autorités du Népal et du Tibet travaillent dans des conditions extrêmement difficiles pour localiser les disparus. Au Népal seulement, 15 000 policiers, soldats et secouristes sont déployés, tandis que 500 personnes sont actives au Tibet.
Les pluies intermittentes s'ajoutent aux défis, avec la formation de deux lacs, l'un sur le territoire chinois près du point d'effondrement du glacier et l'autre en aval au Népal.
Selon les rapports officiels, le nombre de morts au Népal est passé à près de 600, avec plus de 2500 personnes toujours portées disparues. L'Autorité nationale de réduction des risques de catastrophe et de gestion (NDRRMA) a confirmé que le nombre de personnes non localisées est passé de 977 à 1 924 après avoir ajouté plus de 900 travailleurs de projets hydroélectriques détruits.
Parmi les disparus, il y a trois ressortissants espagnols, bien qu'un d'entre eux ait été localisé selon l'Office du tourisme du Népal (NTB).
Le ministère espagnol des Affaires étrangères a initialement signalé la disparition de quatre Espagnols, mais a ensuite réduit le nombre à trois, indiquant qu'ils surveillaient de près la situation par l'intermédiaire de l'ambassade à New Delhi et des consulats au Népal et à Pékin. L'ampleur de la catastrophe est soulignée par les diverses nationalités parmi les disparus et les décédés, qui comprennent 98 citoyens indiens, 65 Américains, 61 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 35 Australiens et 33 ressortissants britanniques, entre autres. Les efforts de sauvetage se poursuivent malgré les défis écrasants posés par le terrain et les conditions météorologiques.
Pendant ce temps, un incident distinct impliquant le vol de boucles d'oreilles en or d'un cadavre par deux hommes a attiré l'attention, conduisant à leur arrestation après qu'une vidéo de l'acte soit devenue virale. La cause de la catastrophe semble être liée à une combinaison de facteurs, notamment un tremblement de terre, un glacier et un débordement de lac.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien