Le gouvernement du Kerala a introduit des lignes directrices révisées visant à réglementer la manière dont les organismes d'autonomie gouvernementale locale accèdent aux prêts pour les projets d'infrastructure générateurs de revenus. Ces changements viennent en réponse aux préoccupations concernant la mauvaise gestion, la mise en œuvre tardive et la capacité de remboursement insuffisante des organismes locaux. Les nouvelles règles, publiées début août 2026, décrivent des conditions plus strictes pour obtenir des prêts et soulignent la nécessité d'une planification et d'une responsabilité financières appropriées. Dans le cadre du système précédent, les organismes locaux pouvaient demander des prêts par l'intermédiaire de la Kerala Urban and Rural Development Finance Corporation Limited (KURDFC) avec l'approbation préalable du gouvernement.
Cependant, la directive mise à jour précise qu'aucun financement direct du gouvernement ne sera alloué pour le remboursement du prêt. Au lieu de cela, si un organisme local est en défaut de paiement de son prêt, le gouvernement procédera à un audit ministériel et déduira le montant impayé directement du fonds à usage général de l'organisme civique, qui sera ensuite transféré à l'institution financière concernée.
Malgré ces exigences, plusieurs organismes locaux n'ont pas respecté les directives, ce qui a entraîné des retards de remboursement et une pression financière accrue sur les ressources budgétaires de l'État. La décision de réviser les lignes directrices a été motivée par de multiples problèmes, notamment des dépenses excessives au-delà des revenus prévus, des fonds de réserve insuffisants, des retards prolongés dans l'exécution des projets et un grand nombre de demandes en attente pour des projets non générateurs de revenus comme la construction de bureaux administratifs.
Selon les nouvelles directives, les montants des prêts doivent être soigneusement calculés pour correspondre au coût estimé du projet. Les organismes locaux ne peuvent utiliser leurs propres fonds que si le prêt et les intérêts associés sont insuffisants pour le remboursement. Pour les gram panchayats et les municipalités qui souhaitent obtenir des prêts pour la construction de structures génératrices de revenus telles que des complexes commerciaux, des marchés et des arrêts de bus, ils doivent préparer des plans détaillés, des dessins et des estimations de coût à l'aide du logiciel PRICE. Ces documents doivent être examinés et approuvés par un agent autorisé avant de les soumettre à l'institution financière concernée pour inspection.
Une autre exigence critique implique la présentation d'une lettre de consentement formelle de l'organisme local, reconnaissant qu'en cas de défaut, le gouvernement a le pouvoir de retirer des fonds du budget à usage général et de les transférer à l'institution de prêt. Cette mesure vise à garantir que les organismes locaux comprennent pleinement les implications de la prise de dette et sont prêts à respecter leurs obligations. Les institutions financières, en particulier KURDFC ou d'autres auprès desquelles des prêts sont obtenus, ont pour tâche de vérifier la santé financière de l'organisme local avant d'approuver tout prêt.
Cette étape est conçue pour éviter des situations où des prêts sont accordés à des entités qui sont peu susceptibles de remplir leurs engagements de remboursement. Les demandes de prêts doivent maintenant être soumises au directeur conjoint du département des collectivités locales (LSGD). Le directeur conjoint évaluera la demande et la rejettera si l'organisme local a un solde négatif. Ce n'est qu'après avoir reçu une approbation de principe du gouvernement que le processus d'appel d'offres pour le projet peut commencer.
Ces lignes directrices révisées reflètent les efforts déployés par le gouvernement pour améliorer la transparence, la discipline financière et veiller à ce que les collectivités locales n'entreprennent que des projets viables capables de générer des revenus durables. En imposant des mécanismes de surveillance et de responsabilisation plus stricts, l'État espère atténuer les risques associés aux défaillances de prêts et promouvoir une gestion budgétaire plus responsable au niveau local.
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