L'agence spatiale japonaise, l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA), a annoncé son intention de lancer la mission Mars Moons eXploration (MMX) le 20 octobre, marquant une étape importante dans la science planétaire. m. heure locale. Son objectif principal est de collecter et de renvoyer des échantillons d'une des lunes de Mars, Phobos, offrant un aperçu de la formation du système solaire et des origines potentielles de la vie sur Terre. Le vaisseau spatial MMX restera en orbite autour de Mars pendant environ trois ans avant de tenter un atterrissage sur Phobos.
La mission est une continuation des efforts de JAXA pour faire progresser l'exploration de l'espace lointain, en s'appuyant sur des succès antérieurs tels que la mission Hayabusa-2, qui a récupéré avec succès des échantillons d'un astéroïde. Les objectifs scientifiques de la mission comprennent la détermination de la question de savoir si les lunes martienne sont issues d'un impact géant ou d'astéroïdes capturés.
Selon Patrick Michel, un astrophysicien français travaillant sur le rover IDEFIX, du nom du chien du personnage comique Astérix, l'étude de Phobos et Deimos pourrait fournir des informations essentielles sur le transport de l'eau, des volatiles et des composés organiques de l'extérieur du système solaire vers les planètes rocheuses intérieures.
En explorant la faisabilité d'utiliser Phobos comme une "station spatiale naturelle", la mission cherche à établir l'infrastructure nécessaire pour des séjours de longue durée sur la planète rouge. Cela comprend le développement de capacités d'atterrissage et de décollage fiables dans des environnements à faible gravité, un défi mis en évidence par les ingénieurs impliqués dans le projet.
Alors que le rover Perseverance de la NASA continue de collecter des échantillons sur la surface martienne, son plan de retour d'échantillons fait face à l'incertitude politique. Pendant ce temps, la mission Tianwen-3 de la Chine, dont le lancement est prévu vers 2028, vise à ramener des échantillons de Mars sur Terre d'ici 2031, ce qui pourrait précéder la mission japonaise. Le succès antérieur de la Chine avec la mission Tianwen-1, qui a déployé le rover Zhurong sur Mars en 2021, souligne sa présence croissante dans l'exploration interplanétaire. La collaboration internationale joue un rôle central dans la mission MMX, avec les contributions du CNES français, du DLR allemand, de la NASA et de l'Agence spatiale européenne (ESA).
La participation de nombreuses universités et entreprises technologiques souligne la nature interdisciplinaire de l'exploration spatiale moderne. Alors que le compte à rebours pour le lancement du 20 octobre commence, la mission est un témoignage de la poursuite partagée de la connaissance de notre voisinage cosmique. L'exécution réussie de MMX pourrait considérablement améliorer la compréhension de l'humanité du passé du système solaire et de ses implications pour l'avenir.
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