Le discours politique récent en Slovénie a été dominé par des questions entourant l'allocation de fonds supplémentaires pour la défense, comme l'a annoncé le nouveau ministre de la Défense, Valentin Hajdinjak. Le parti d'opposition, Gibanje Svoboda, qui détenait auparavant le portefeuille de la défense, examine où ces ressources accrues seront dirigées. Leur principale préoccupation est de s'assurer que les fonds sont utilisés pour des projets à double usage - ceux qui servent à des fins militaires et civiles - plutôt que uniquement pour l'achat d'armes telles que les chars et l'artillerie.
Cette position reflète leur conviction que les investissements devraient également soutenir la résilience nationale, les infrastructures, les soins de santé et les systèmes de transport, plutôt que de simplement satisfaire aux obligations de l'OTAN.
Gibanje Svoboda a soulevé des inquiétudes quant à savoir si l'augmentation des dépenses de défense s'aligne sur la méthodologie de l'OTAN, en particulier en ce qui concerne le pourcentage du budget alloué à la défense.
L'ancien ministre de la Défense Borut Sajović, qui faisait partie de l'administration précédente, a souligné que la structure des dépenses de défense va au-delà des pourcentages et comprend des considérations stratégiques. Il a souligné que si l'OTAN s'attend à certaines allocations, la Slovénie doit s'assurer que sa stratégie de défense reste alignée sur les intérêts nationaux. Sajović a également souligné la nécessité d'une unité au sein de la politique slovène en ce qui concerne le concept plus large de la défense, qui, selon lui, englobe non seulement la préparation militaire, mais aussi l'investissement dans l'industrie et les infrastructures de défense du pays.
Cette discussion intervient au milieu des critiques du secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, qui a accusé la Slovénie de manipuler les chiffres liés aux dépenses de défense.
Parallèlement, il y a eu des allégations concernant la gestion des fonds à l'Institut de réadaptation universitaire (URI) Soča. Zvone Čadež, l'ancien directeur de l'URI Soča, a affirmé que pendant le troisième mandat du Premier ministre Janez Janša, l'institut a reçu 12 millions d'euros du Fonds de relèvement et de résilience de l'Union européenne. Cependant, après la nomination de Roman Jakič comme nouveau directeur, malgré les promesses de 120 millions d'euros, aucun fonds n'a été obtenu. Čadež a critiqué la direction de Jakič, soulignant que la transition a apporté des défis, y compris des problèmes de paiement des services de l'Institut d'assurance maladie de Slovénie.
Malgré ces difficultés, Čadež a noté que l'institut a réalisé sa meilleure performance financière de l'histoire sous son mandat, soulignant les améliorations de l'efficacité énergétique comme l'une de ses principales réalisations.
Le mandat de Jakič à l'URI Soča a été marqué par la controverse, y compris la décision controversée d'accepter les enfants palestiniens et les adultes qui les accompagnaient. Selon Čadež, plusieurs de ces personnes ont disparu peu de temps après leur arrivée, soulevant des questions sur la pertinence du programme.
La situation met en évidence les tensions en cours entre les agendas politiques et la gouvernance institutionnelle, en particulier dans les secteurs qui reçoivent des fonds publics. Alors que le nouveau gouvernement cherche à réaffecter les budgets de la défense, la question demeure de savoir si ces décisions donneront la priorité aux avantages nationaux à long terme ou si elles satisferont simplement aux pressions externes de l'OTAN et d'autres organismes internationaux.
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