L'Union européenne est confrontée à un nouveau dilemme politique lorsque l'Autorité de surveillance des partis politiques européens (APPF) dépose pour la première fois une demande de désenregistrement d'un parti de droite.Le parti concerné porte le nom de "Europe des nations souveraines" (ESN) et est étroitement lié à l'AfD (Alternative pour l'Allemagne).L'APPF constate que tous les neuf partis membres de l'ESN ont violé les valeurs fondamentales de l'UE, notamment la dignité humaine, la liberté, la démocratie, l'égalité, l'état de droit et les droits de l'homme.
Cette découverte a suscité une vague de réactions, en particulier au sein du Parlement européen, où différents groupes, dont les Verts, la Gauche et les sociaux-démocrates, réclament un examen du parti ESN.
Le procès a débuté à la mi-mai, lorsque le directeur de l'APPF, Pascal Schonard, a envoyé une lettre de près de 300 pages au Conseil de l'Union européenne, à la Commission et au Parlement européen. Ce document contient des rapports détaillés sur les violations documentées par tous les neuf partis membres de l'ESN. L'AfD, considérée comme l'un des principaux partis de droite de la vie politique allemande, a été particulièrement critiquée.
En outre, d'autres organisations membres de l'ESN ont également été critiquées, notamment le chef de parti hongrois László Toroczkai, qui a décrit une communauté rom comme une "horde criminelle", et un député slovaque, dont le comportement a également été examiné.
L'ESN elle-même est composée de divers partis nationaux membres, dont l'AfD, et est représentée au Parlement européen par une propre fraction composée de 27 députés. Il est important de préciser que l'ESN-Partei et l'ESN-Fraktion au Parlement européen sont différentes.
Cependant, l'APPF souligne dans sa lettre que le parti ESN agit en tant qu'organisation encadrée pour les différents partis nationaux membres et peut donc potentiellement être tenu pour responsable de violations des valeurs fondamentales de l'UE.
Les réactions au sein du Parlement européen ont été rapides et intenses. Des députés de différents groupes, dont Daniel Freund von den Grün, ont souligné qu'il était inacceptable que quelqu'un incite les minorités ou fasse un pacte avec les ennemis de l'Europe. Freund a souligné que de tels actes ne devraient pas être récompensés par de l'argent des contribuables. Die Linke et die Sozialdemokraten ont partagé cette opinion et ont exigé une vérification de l'ESN-Partei. Heike Merten du BZPP, un Institut pour les partis et les parlements, a souligné qu'une interdiction de l'ESN nuirait au financement et au statut du parti, mais aurait un grand impact politique.
Elle a déclaré que ce serait le premier cas dans lequel une partie serait officiellement accusée d'avoir violé les valeurs fondamentales de l'UE.
Le Parlement européen pourrait maintenant décider si le parti ESN doit effectivement être radié du registre. Cependant, il est également possible que le parti ESN dépose une plainte pour rejeter la demande. En tout état de cause, cet événement montre à quel point le paysage politique de l'UE est devenu complexe et à quel point les discussions sur les valeurs fondamentales de l'Union et leur protection sont importantes.
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