Après près de quatre ans d'inactivité, plusieurs pays européens ont annoncé leur intention de reprendre le retour des demandeurs d'asile en Italie, à condition que l'Italie soit leur premier point d'entrée dans l'Union européenne.L'Allemagne, l'Autriche, la Suisse, la Finlande et la Suède ont fait cette annonce cette semaine, citant de nouvelles règles en vertu du pacte européen sur les migrations et l'asile introduit en juin.La décision a suscité des tensions avec l'Italie, qui a refusé d'accepter des cas antérieurs à la mise en œuvre de ces changements.La décision fait suite au remplacement du règlement de Dublin par le règlement sur la gestion de l'asile et de la migration (AMMR).
Sous l'ancien système, le premier pays de l'UE où un demandeur d'asile est arrivé était responsable du traitement de sa demande. Cela signifiait souvent l'Italie, en raison de sa position de passerelle pour les migrants arrivant par la mer Méditerranée.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a rejeté tout lien entre la récente décision de son gouvernement d'imposer des contrôles frontaliers temporaires avec l'Espagne et l'introduction du nouveau pacte migratoire.
Les autorités italiennes auraient cependant jusqu'à présent rejeté les demandes de Berlin. En réponse au désaccord croissant, le ministre italien des Affaires étrangères Antonio Tajani et son homologue allemand Johann Wadephul ont eu une conversation téléphonique mercredi, convenant de poursuivre une coordination plus étroite sur les questions migratoires et de souligner l'importance de sécuriser efficacement les frontières extérieures de l'UE. La Suisse, bien que n'étant pas membre de l'UE, participe au système européen de migration et a également annoncé son intention de renvoyer les personnes enregistrées dans la base de données Eurodac après l'entrée en vigueur des nouveaux règlements.
Selon des informations, la Suisse prépare ses premiers vols, avec des retours potentiellement débutés fin août. Des mesures similaires sont préparées par l'Autriche, la Finlande et la Suède. Le ministère finlandais de l'Intérieur a noté que le nouveau règlement permet la reprise des transferts, que le pays prépare actuellement. La situation a déclenché des débats politiques en Italie.
Schlein a critiqué la décision, soulignant les conséquences potentielles pour la réputation et les relations internationales de l'Italie. Meloni, cependant, soutient qu'il n'y a aucun lien entre les contrôles aux frontières temporaires et l'établissement du nouveau pacte migratoire, affirmant que le pacte protège effectivement l'Italie. Elle a souligné le renforcement du principe du pays tiers sûr, qui, selon elle, facilitera le rapatriement plus rapide des personnes sans demandes de protection valides.
La situation met en évidence l'interaction complexe entre les politiques nationales, la coopération régionale et les défis plus larges de la gestion des migrations en Europe.A l'approche de la saison estivale, le potentiel d'accroissement des mouvements de personnes le long des frontières du continent ajoute de l'urgence aux discussions et aux actions entreprises par les gouvernements de la région.
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