Le gouvernement espagnol a officiellement désigné le Pazo de Meirás, la résidence d'été de l'ancien dictateur Francisco Franco, comme un Lugar de Memoria Democrática, un site de la mémoire démocratique. La déclaration a été publiée dans le journal officiel de l'État, le Boletín Oficial del Estado, le 6 août 2026, marquant le point culminant d'années d'efforts juridiques et politiques pour récupérer la propriété de l'héritage du régime de Franco. Situé à Sada, dans la province de La Corogne, le domaine a longtemps été associé au régime autoritaire qui a dominé l'Espagne de 1939 à 1975.
La désignation fait suite à un processus juridique complexe initié en 2020, qui a vu l'administration espagnole contester avec succès le transfert frauduleux de propriété qui avait maintenu la propriété sous le contrôle des descendants de Franco.
La résolution souligne que le Pazo de Meirás représente un chapitre pivot dans la transition de l'Espagne de la dictature à la démocratie, encapsulant à la fois la destruction et la reconstruction des valeurs démocratiques depuis 1936.
La déclaration du gouvernement reconnaît ce double héritage, reconnaissant le rôle du domaine comme un espace d'innovation artistique et un site de transformation politique. Cependant, l'histoire du Pazo a pris une tournure plus sombre après la mort de Pardo Bazán en 1921.
Cette acquisition a été financée par des contributions forcées des gouvernements locaux, des fonctionnaires et des citoyens privés, une décision prise dans des conditions de répression et de coercition. Des terres supplémentaires ont été saisies par des expropriations de propriétés voisines, privant de nombreuses familles de leurs moyens de subsistance. Le 3 août 1938, l'achat a été officialisé et la succession a été livrée à Franco en décembre de la même année.
De 1938 à 1975, le Pazo a servi de résidence d'été principale de Franco, fonctionnant comme un lieu clé pour les décisions politiques, les réunions diplomatiques et les activités de propagande. C'est ici que les politiques de répression ont été planifiées et exécutées, y compris l'approbation des lois qui ont élargi l'utilisation de la peine capitale contre les opposants politiques.
Selon le Ministère de la politique territoriale et de la mémoire démocratique, les utilisations futures du domaine doivent être alignées sur la protection de la dignité des victimes et la promotion de la vérité et de la justice.
Les délégués du gouvernement régional ont exprimé leur satisfaction avec la résolution, déclarant que le Pazo ne représente plus l'héritage de la dictature, mais sert plutôt de symbole de l'identité galicienne, de la dignité et de la guérison collective. Ils ont souligné l'importance de la collaboration avec les municipalités locales et les associations de mémoire historique dans la gestion de l'avenir du site.
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