Une avancée dans la gestion des populations de poissons turquoise a été réalisée par des scientifiques de l'Institut Leibniz sur le vieillissementritFritz Lipmann Institute (FLI) à Jena, en Allemagne. Le développement d'une nouvelle stratégie d'élevage vise à améliorer la durabilité et la fiabilité à long terme de ces poissons dans la recherche sur le vieillissement. Le poisson turquoise, scientifiquement connu sous le nom de Nothobranchius furzeri, est originaire d'Afrique du Sud-Est et est particulièrement adapté aux fluctuations saisonnières extrêmes de son environnement.
Cette durée de vie exceptionnellement courte fait du poisson turquoise un organisme modèle essentiel pour étudier les processus de vieillissement qui s'étalent généralement sur des années chez les autres vertébrés. La capacité du poisson à supporter des conditions difficiles est encore renforcée par sa capacité à entrer dans un état de diapause, une phase de repos naturelle où les embryons peuvent rester viables à l'intérieur de l'œuf pendant plusieurs années.
Cependant, une fois éclos, les poissons vieillissent rapidement, ce qui en fait des sujets idéaux pour étudier les mécanismes biologiques liés au vieillissement. Les chercheurs ont découvert que divers aspects du vieillissement humain, y compris les changements dans le système immunitaire, la fonction cérébrale et les capacités de reproduction, peuvent être modélisés efficacement à l'aide de cette espèce.
Beate Hoppe, qui dirige l'Animal Facility Fish au FLI, et son équipe ont conçu une nouvelle approche appelée Dynamic Population Breeding (DPB). Cette méthode innovante intègre plusieurs événements d'éclosion avec des groupes d'âge de reproduction chevauchants de différentes générations. En tirant parti de la capacité de diapause naturelle des embryons, les chercheurs ont obtenu un contrôle précis sur les horaires d'éclosion, réduisant la dépendance à l'égard d'efforts de reproduction à grande échelle et permettant une gestion de la colonie plus adaptable. La stratégie DPB comprend des mesures de contrôle de qualité rigoureuses visant à maintenir des populations stables et à assurer la production de descendants en bonne santé.
Les études ont révélé que les performances reproductives des poissons diminuent avec l'âge, mais grâce à une surveillance constante des couples de reproduction et à la sélection délibérée d'individus de haute qualité, ces effets peuvent être minimisés.
Un autre aspect exploré dans la recherche a porté sur l'impact des stades de développement embryonnaire sur les taux de survie de la progéniture. Les résultats ont indiqué que la probabilité de survie des jeunes poissons est influencée non seulement par le taux de réussite de l'éclosion, mais aussi par le moment spécifique de l'éclosion. Ceux qui ont émergé peu de temps après avoir atteint le stade prêt à l'éclosion ont démontré une plus grande probabilité de survie par rapport à ceux qui ont éclos plus tard.
Avec la mise en œuvre de la méthode DPB, les chercheurs du FLI ont établi un cadre plus durable pour la gestion des populations de killifish turquoise. Leur travail améliore non seulement la faisabilité de la recherche sur le vieillissement à l'aide de cet organisme modèle, mais contribue également à des discussions plus larges sur les soins éthiques des animaux et l'efficacité des ressources dans l'expérimentation scientifique.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien