L'épidémie de Bundibugyo, déclarée le 15 mai, est devenue la plus meurtrière de l'histoire de la RDC. Le nombre total de cas confirmés a atteint 5 021 et plus de 2 325 décès ont été enregistrés.
Les autorités locales n'ont pas encore mis à jour ces chiffres depuis lundi, mais les données publiées indiquent une escalade rapide des infections. Plus de 160 agents de santé ont été infectés et 40 ont succombé au virus. Ces chiffres soulignent la gravité de la situation et le besoin urgent d'intervention. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé un optimisme prudent quant à l'efficacité potentielle du vaccin contre la souche d'Ebola de Bundibugyo. Alors que les premières études en laboratoire et sur des animaux suggèrent un certain niveau de protection, l'OMS a souligné que des essais cliniques sont nécessaires pour confirmer ces résultats.
L'organisation a salué l'allocation du vaccin, notant qu'elle représente une démonstration de la solidarité mondiale dans la lutte contre les urgences de santé publique. L'ICG a décidé de distribuer 20 000 doses pour un essai clinique en RDC, tout en allouant les 50 000 doses restantes aux travailleurs de la santé de première ligne. Certains résidents des régions touchées peuvent également recevoir le vaccin en dehors du cadre de l'essai, bien que les effets secondaires graves soient extrêmement rares selon les essais cliniques précédents. Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la décision, la décrivant comme un exemple significatif de coopération internationale.
L'épidémie a été compliquée par le conflit en cours dans l'est de la RDC, où le gouvernement congolais est engagé dans une lutte avec le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda et d'autres factions. Ce conflit a entravé les efforts de contrôle du virus en entravant l'accès aux zones de conflit, entraînant la destruction ou la fermeture d'installations de santé et le déplacement de nombreuses personnes. Ces défis rendent la traçabilité des contacts et les pratiques d'enterrement sécuritaires presque impossibles, aggravant la propagation du virus. Malgré les défis posés par le conflit, le groupe M23 a affirmé qu'il pouvait gérer indépendamment une réponse à Ebola.
Selon les rapports, le groupe a établi sa propre administration de la santé, supervisant les laboratoires et affirmant sa capacité à surveiller les épidémies de maladies. Jeudi, le M23 aurait annoncé la suspension des services de transport partagés tels que les taxis et les bateaux à destination et en provenance des zones touchées par Ebola contrôlées par le gouvernement, dans le but de freiner la transmission du virus sur leur territoire.
Malgré ces tensions, l'allocation du vaccin offre une lueur d'espoir à la fois pour la population en général et les travailleurs de la santé de première ligne dans la région. Le GIC a déjà distribué 56 000 doses du vaccin Ervebo pour lutter contre les multiples épidémies d'Ebola en RD Congo entre 2021 et juillet 2026. Le coordonnateur principal de l'Ebola des Nations Unies, Julien Harneis, a exprimé son soutien à la dernière allocation, affirmant qu'elle apportait de l'espoir à toutes les personnes touchées par l'épidémie, en particulier à celles qui travaillent en première ligne. La distribution continue du vaccin souligne l'engagement de la communauté internationale à atténuer l'impact de la crise actuelle.
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