Le 3 août 2026, Christina Markus Lassen, représentante permanente du Danemark auprès des Nations Unies, a annoncé que son pays mènerait un débat critique au sein du Conseil de sécurité visant à résoudre la crise croissante. Cette initiative fait suite à l'escalade des tensions en Ukraine, au Soudan et dans les territoires palestiniens, ainsi qu'aux perturbations dans le détroit d'Ormuz stratégique causées par les hostilités en cours impliquant les États-Unis et l'Iran.
Le débat, intitulé "Food Under Fire: The Security Council's Role in Mitigating Global and Local Food Crises", est prévu pour le 25 août 2026, pendant le mandat du Danemark en tant que président du Conseil. La discussion se concentrera sur la façon dont les conflits armés et l'instabilité géopolitique ont exacerbé les pénuries alimentaires mondiales, faisant de la faim une conséquence directe de la guerre.
La résolution condamne explicitement l'utilisation délibérée de la famine comme méthode de guerre et reconnaît que de telles actions constituent des violations potentielles du droit international. Cependant, malgré cette reconnaissance formelle, les rapports indiquent que la mise en œuvre de ces principes est restée incohérente. Au cours des huit dernières années, les cas de famine, de faim aiguë et d'accès humanitaire restreint sont devenus fréquents dans les zones touchées par un conflit prolongé.
Selon le rapport annuel du Secrétaire général des Nations Unies sur la protection des civils, l'insécurité alimentaire liée aux conflits a touché 147 millions de personnes dans 19 pays et territoires en 2025. Notamment, pour la première fois en deux décennies, deux famines distinctes ont été confirmées au cours de la même année, dans certaines parties du Soudan et de la bande de Gaza. Ces développements soulignent le rôle croissant de la faim en tant qu'outil de coercition politique et de stratégie militaire.
5 millions d'enfants âgés de cinq à six ans ont été classés comme souffrant de malnutrition aiguë dans des régions aux prises avec des crises nutritionnelles. Dans sa préface au rapport, Guterres a émis un avertissement sévère selon lequel la faim est de plus en plus utilisée comme arme dans les conflits modernes, ce qui constitue une grave menace pour la stabilité mondiale.
Des experts tels qu'Alex de Waal, directeur exécutif de la Fondation pour la paix mondiale, soulignent les obstacles persistants à l'application effective de la résolution 2417. De Waal a noté que les tentatives précédentes d'invoquer la résolution se sont généralement concentrées sur des États individuels, conduisant souvent à des revers diplomatiques sur des questions de souveraineté. Il a salué l'approche proposée par le Danemark, qui met l'accent sur un cadre plus régional et thématique pour s'attaquer aux causes profondes de l'insécurité alimentaire liée aux conflits.
Les résultats de cette session pourraient façonner les efforts futurs visant à protéger les populations vulnérables des effets dévastateurs de la guerre, alors que la faim dans le monde atteint des niveaux sans précédent et que l'utilisation de la nourriture comme arme devient de plus en plus répandue.
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