À l'âge de sept ou huit ans, Hugo Riquelme, un jeune garçon fasciné par l'aviation, est tombé sur l'histoire de Margot Duhalde Sotomayor en lisant des magazines sur l'histoire de l'armée de l'air. En tant que fils d'un ancien officier de l'armée de l'air chilienne (FACH), l'aviation faisait déjà partie de son monde.
Bien qu'il y ait eu des femmes dans l'organisation, principalement dans des rôles de santé, l'image d'une femme pilote pilotant des avions de guerre est restée gravée dans son esprit. Ce moment l'a inspiré à écrire un roman plutôt qu'une biographie.
Ces distinctions reflètent sa réputation croissante en tant que conteur ayant un œil vif pour les détails historiques et les émotions humaines. L'histoire de Duhalde commence à Río Bueno en 1920. Son parcours emmène les lecteurs à travers certaines des années les plus turbulentes de la Seconde Guerre mondiale. En tant que volontaire, elle a uni ses forces avec d'autres latino-américains pour se battre aux côtés des puissances alliées, d'abord sous les forces françaises libres et plus tard au sein de la Royal Air Force (RAF) britannique.
Ses contributions pendant la guerre restent largement inconnues en dehors des cercles de niche, mais son héritage continue d'inspirer. Entrelacées avec ses expériences de guerre, il y a des flashbacks poignants de sa jeunesse à Río Bueno et à Osorno. Ces moments révèlent les origines de son esprit indomptable, sa passion indéfectible pour le vol et sa lutte permanente contre les normes de genre et les limitations physiques de son temps.
Riquelme reconnaît que, même si l'histoire de Duhalde ne lui était pas totalement inconnue, il estimait qu'il y avait encore de la place pour découvrir des couches plus profondes de son personnage. Il attribue plusieurs articles publiés dans des magazines et l'autobiographie de 2006 publiée par la Fondation Arturo Merino Benítez pour avoir fourni des informations supplémentaires. Cependant, ce n'est qu'en 2023, avec la sortie d'un billet commémoratif mettant en vedette Duhalde, qu'il a réalisé à quel point peu de gens connaissaient cette remarquable femme chilienne.
Cette réalisation a alimenté son désir de donner vie à son histoire à travers la fiction, permettant aux lecteurs de se connecter avec elle à un niveau plus intime. À travers El cielo me llama, Riquelme offre un portrait nuancé d'une femme qui a défié les attentes et a laissé une marque durable sur l'histoire de l'aviation et de l'identité nationale. Son travail souligne l'importance de reconnaître les histoires individuelles au-delà de la mythologie souvent associée à des personnages historiques. En fictionnalisant la vie de Duhalde, il invite les lecteurs à la voir non seulement comme un symbole de réussite, mais comme un être humain complexe et lié dont les luttes et les triomphes continuent de résonner aujourd'hui.
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