Le gouvernement espagnol a confirmé que la situation s'était stabilisée, bien que les autorités locales aient averti que les efforts de récupération ne faisaient que commencer.
La crise a commencé jeudi et vendredi, lorsque entre 50 000 et 60 000 migrants, principalement des hommes, ont traversé la frontière du Maroc. Beaucoup de ces personnes ont tenté d'entrer par voie terrestre ou maritime, ce qui a entraîné un surpeuplement et des conditions dangereuses le long de la frontière.
Les dirigeants de droite et d'extrême droite ont accusé le gouvernement socialiste au pouvoir de ne pas gérer efficacement la crise. Alberto Núñez Feijoo, chef du Parti populaire conservateur, s'est rendu à Ceuta peu après la violation de la frontière, critiquant le Premier ministre Pedro Sánchez pour ne pas avoir empêché l'entrée de masse.
L'influenceur d'extrême droite et membre du Parlement européen, Alvise Perez, a publiquement appelé à l'expulsion des migrants lors d'une confrontation avec des manifestants opposés à Ceuta.
Le ministre italien de l'Intérieur Antonio Tajani a critiqué les politiques migratoires de l'Espagne, qui ont contribué à la suspension de la libre circulation entre les deux pays bien qu'ils soient membres de l'espace Schengen. Le Premier ministre espagnol Sánchez a répondu en accusant l'Italie d'agir de manière "égoïste", "polarisante" et "illégale", arguant que de telles mesures sapent la solidarité européenne collective. Le vice-chancelier allemand Lars Klingbeil a fait écho aux préoccupations de Sánchez, soulignant la nécessité d'unité et de responsabilité partagée dans la lutte contre la migration irrégulière.
L'ONG marocaine AMDH a exigé un examen approfondi des circonstances ayant conduit à la violation de la frontière, appelant à la responsabilité des responsables. Le groupe estime que près de 130 personnes ont perdu la vie pendant l'événement, avec des dizaines de personnes toujours portées disparues. Le gouvernement espagnol a déclaré qu'au moins 67 migrants sont morts, bien qu'il existe des divergences entre les chiffres cités par différentes sources.
Ces mesures visent à décourager les futurs passages illégaux et à rétablir un sentiment de sécurité dans la région.Si la crise immédiate semble s'être calmée, les conséquences à long terme restent incertaines, en particulier en ce qui concerne l'équilibre entre les politiques d'ouverture des frontières et la sécurité nationale.
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