La Grèce s'est jointe à 21 autres dirigeants de l'Union européenne pour critiquer l'Espagne pour sa politique de régularisation des migrants, qui, selon eux, encourage les traversées massives vers l'enclave espagnole de Ceuta.Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a dirigé l'effort en envoyant une lettre à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen Antonio Costa et au Premier ministre irlandais Michael Martin, qui occupe la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne.La lettre appelait à une plus grande coordination des politiques migratoires et condamnait l'initiative de l'Espagne comme une incitation à la migration illégale.
Il a notamment mentionné des dirigeants tels que Giorgia Meloni, de l'Italie, dont le gouvernement a suspendu le traité de Schengen avec l'Espagne, limitant ainsi la libre circulation entre les deux pays.
Le groupe de signataires de la lettre comprenait des dirigeants de l'Autriche, de la Belgique, de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre, de la République tchèque, du Danemark, de l'Estonie, de la Finlande, de l'Allemagne, de la Hongrie, de l'Italie, de la Lettonie, de la Lituanie, de Malte, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Roumanie, de la Slovaquie, de la Slovénie et de la Suède. Leur message conjoint soulignait la nécessité d'un front uni contre la migration illégale, préconisant des contrôles plus stricts aux frontières extérieures et des mesures pour lutter contre les facteurs dits "attirants" tels que les programmes de régularisation. La lettre soulignait également l'importance de l'action collective dans la gestion des flux migratoires, soulignant la responsabilité partagée des membres de l'UE dans ce défi complexe.
Parallèlement, la Grèce fait face à une pression croissante pour gérer son propre afflux de migrants, en particulier sur l'île de Crète. Des données récentes montrent que 524 migrants sont arrivés en Crète et à Gavdos au cours de la semaine dernière, la plupart interceptés au large de la côte est ou sur les plages. Ces personnes ont été emmenées dans une ancienne installation de réfrigération à Iraklio, où les conditions ont été décrites comme difficiles. La situation s'est intensifiée alors que les ministres de l'Intérieur de l'UE se préparent à discuter de la crise migratoire lors d'une vidéoconférence informelle, axée sur les développements à Ceuta et le contexte régional plus large.
La Grèce soutient que la suspension de l'accord de Schengen n'est pas la solution et préconise des stratégies coordonnées soutenues par l'UE pour s'attaquer aux causes profondes de la migration.
Le ministre de la Migration, Thanos Plevris, a noté que si les arrivées ont augmenté ces dernières semaines, le nombre global reste inférieur à celui des années précédentes. À la fin du mois de juillet, les arrivées en Crète et à Gavdos étaient inférieures à 1.350, contre 3.624 pour la même période de l'année dernière.
Les efforts de sauvetage ont impliqué la Garde côtière grecque, un navire de sauvetage spécialisé et un navire de l'agence Frontex de l'UE. Un navire de la Garde côtière libyenne a également aidé à sauver 39 survivants. Les autorités n'ont pas encore confirmé le nombre exact de personnes à bord ou combien sont toujours portées disparues.
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