" La lettre ouverte, signée par près de deux douzaines de personnalités influentes, exhorte le secteur privé à jouer un rôle de premier plan dans l'accès à des services de garde abordables et efficaces dans tout le pays. L'initiative a été menée par B2ten, une organisation basée à Montréal créée à l'origine pour aider les athlètes olympiques lors des Jeux de Vancouver de 2010.
JD Miller, président de B2ten, a expliqué que la lettre vise à sensibiliser et à mettre en évidence l'importance de l'éducation de la petite enfance pour la prospérité à long terme du Canada. L'appel intervient au milieu des préoccupations concernant les progrès du plan d'apprentissage et de garde de la petite enfance à l'échelle du Canada, qui visait à réduire les frais de garde à une moyenne de 10 $ par jour d'ici cette année. Cependant, plusieurs provinces n'ont pas atteint cet objectif, l'Ontario plafonnant les frais à 22 $ par jour et l'Alberta à 15 $. De plus, le nombre de nouveaux espaces de garde créés dans le cadre du plan est d'environ 80 000 de moins que l'objectif initial de 250 000 d'ici le printemps.
Morna Ballantyne, directrice exécutive de Child Care Now, a souligné la nécessité d'un soutien des entreprises pour s'assurer que les gouvernements respectent leurs engagements. Elle a noté que le climat économique actuel, influencé par les tensions commerciales avec les États-Unis, rend ce timing particulièrement crucial.
Ronald Cohn, PDG de l'Hôpital pour enfants malades de Toronto, André Desmarais, vice-président de Power Corporation du Canada, Nathalie Larue, vice-présidente exécutive du groupe Desjardins, l'ancien procureur général fédéral Peter MacKay et Anne-Marie Hubert, qui dirigeait auparavant les opérations d'EY dans l'est du Canada et qui est actuellement présidente de la section canadienne de l'Institut de technologie humaine et membre du conseil d'administration de B2ten. Anne-Marie Hubert a exprimé l'espoir que la lettre permettrait de faire passer la conversation sur les soins aux enfants d'une question considérée uniquement comme une question sociale à une question ayant des implications économiques substantielles.
Elle a ajouté que l'objectif est d'inspirer les chefs d'entreprise à soutenir des services de garde de qualité par divers moyens, notamment en faisant pression sur les gouvernements provinciaux, en offrant des options de garde d'enfants aux employés et en collaborant avec les communautés mal desservies.
Catherine Haeck, économiste montréalaise spécialisée dans l'économie de l'éducation et du développement de la petite enfance, a souligné l'incertitude entourant le financement futur, soulignant la nécessité d'un engagement soutenu des secteurs public et privé pour maintenir les progrès dans l'expansion des services de garde d'enfants accessibles et de qualité.
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