Le nouveau film de A24, Tony, basé sur les premières années de la vie d'Anthony Bourdain, présente un portrait brut et peu flatteur du défunt chef, écrivain et personnalité de la télévision. Le film, avec Dominic Sessa dans le rôle d'une version plus jeune de Bourdain, plonge dans les expériences de formation qui ont façonné l'homme qui deviendrait plus tard une icône mondiale de l'exploration culinaire et de la narration.
Le film, réalisé par Matt Johnson, adapte ces premiers chapitres, en créant une histoire de l'âge adulte qui capture la nature tumultueuse et souvent téméraire de la jeunesse de Bourdain. Le titre lui-même, Tony, laisse entendre la dualité du personnage: un homme qui deviendrait éventuellement une figure vénérée, mais dont le passé était beaucoup moins poli. Sessa, qui incarne le jeune Bourdain, admet qu'il avait peu de familiarité avec la personnalité publique de l'homme qu'il incarnait.
Le jeune Bourdain, joué par Sessa, est vu s'engager dans des conversations avec des professeurs d'université sur la réécriture de Down and Out d'Orwell à Paris et à Londres tout en portant des nunchucks et en poursuivant des femmes avec une persistance maladroite.
Johnson, le scénariste et réalisateur du film, reconnaît que le portrait des premières années de Bourdain peut sembler une invention, surtout compte tenu de l'image plus raffinée de l'homme qui est devenu un nom familier. Cependant, la représentation du film s'aligne sur la volonté de Bourdain de faire face à son passé.
Le film explore l'influence des personnages clés de la vie de Bourdain, y compris Sal, un cuisinier de la ligne qui consomme de la drogue et qui court après les femmes, interprété par Leo Woodall, et un sage chef zen joué par Antonio Banderas.
La sortie du film intervient au milieu de discussions culturelles plus larges sur la masculinité toxique et l'héritage de personnages comme Bourdain, qui a publiquement reconnu l'impact potentiel de son travail sur les normes sociétales. Suite au mouvement #MeToo, Bourdain a exprimé son regret sur l'effet potentiellement habilitant de Kitchen Confidential, qui contenait des descriptions explicites de violence et de rencontres sexuelles. Malgré cela, le film maintient un accent sur la croissance personnelle de Bourdain plutôt que d'excuser ses actions passées.
Le récit suggère que même les débuts les plus désagréables peuvent conduire à un changement profond, un thème qui continue de résonner chez les fans du travail de Bourdain.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien