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La plus ancienne occupation de Suisse  La propriétaire en a assez:  Gisi à Winterthur menace d'expulsion
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La plus ancienne occupation de Suisse La propriétaire en a assez: Gisi à Winterthur menace d'expulsion

La maison "Gisi" à Winterthur, en Suisse, occupée depuis près de 30 ans, risque d'être évacuée d'ici la fin du mois de juillet, après que le propriétaire, Terresta AG, ait émis un avis interdisant son utilisation. Le propriétaire revendique des lacunes importantes en matière de sécurité incendie, y compris des voies d'évacuation inadéquates et l'absence d'un plan de sécurité, et affirme que ces problèmes ne peuvent être acceptés. Les occupants, qui font partie d'un collectif appelé "Häuservernetzung Winterthur", contestent ces allégations, les qualifiant de fausses et suggérant que l'expulsion est motivée par le profit, dans le but de rénover le bâtiment et de louer des appartements coûteux. Ils ont juré de ne pas partir sans se battre, tandis que le propriétaire avertit d'une action en justice s'ils restent après la date limite.

Depuis près de trois décennies, le "Gisi" de Winterthur est un symbole de la résistance de gauche et d'une vie alternative en Suisse. Situé dans la rue Général-Guisan, ce bâtiment est occupé depuis 1997 et est devenu un centre d'activisme politique, d'expression culturelle et de vie communautaire au sein des cercles de gauche de la ville.

Le non-respect pourrait entraîner des poursuites judiciaires, y compris le dépôt d'accusations pour atteinte à la propriété, et potentiellement conduire à une intervention de la police.

La décision de Terresta AG intervient après qu'une inspection approfondie ait révélé d'importantes lacunes en matière de sécurité incendie. Selon la société, les réglementations de sécurité critiques n'étaient pas respectées, telles que l'insuffisance des voies d'évacuation, l'absence d'un plan de sécurité et les responsabilités peu claires des occupants. Ces problèmes ont suscité des inquiétudes quant aux risques potentiels pour les résidents et le grand public. En réponse à ces conclusions, Terresta AG a déclaré l'utilisation du bâtiment illégale et a émis un avis officiel interdisant toute nouvelle occupation.

Dans leur déclaration, les occupants, représentés par le collectif "Häuservernetzung Winterthur", nient les allégations de non-respect des normes de sécurité incendie. Ils soutiennent que les accusations sont infondées et servent de prétexte pour les expulser. Au lieu de cela, ils croient que la véritable motivation derrière l'expulsion réside dans les intérêts financiers de Terresta AG, qui est affiliée à la Fondation Stefanini (SKKG). Les occupants affirment que la fondation vise à dégager le bâtiment pour effectuer des rénovations et ensuite louer les appartements à des prix élevés.

Ils accusent l'entreprise d'avoir utilisé la question de la sécurité incendie comme justification pour les retirer des locaux, malgré l'absence d'un permis de construire pour toute rénovation prévue.

L'histoire du "Gisi" remonte à 1997, lorsqu'il a été occupé peu de temps après qu'un autre espace de vie et culturel autonome de la région ait été enlevé de force. Au fil des ans, le bâtiment est devenu un espace autogéré où les individus expérimentaient des modes de vie alternatifs et s'engageaient dans des activités politiques. Malgré les conflits en cours avec les autorités locales et les propriétaires - y compris une menace d'expulsion en 1999 - le "Gisi" est resté une pierre angulaire de la scène gauchiste à Winterthur.

Les occupants soulignent qu'ils résisteront à toute tentative d'expulsion sans lutte. Ils critiquent l'approche adoptée par le SKKG, arguant qu'il cherche à les déplacer sans fournir d'alternatives adéquates. En outre, ils soulignent l'absence d'un permis de construction pour la rénovation proposée, suggérant que l'expulsion est prématurée et manque de justification appropriée.

Terresta AG, représentée par Claudia Siegle, soutient que les problèmes de sécurité incendie sont réels et doivent être résolus immédiatement. Elle affirme que la société ne veut pas supporter le risque de responsabilité en cas d'incendie en raison des conditions actuelles du bâtiment. Tout en reconnaissant que le permis de construire est toujours en attente, elle insiste sur le fait que les problèmes de sécurité sont séparés des plans de rénovation.

Alors que les tensions s'intensifient entre les occupants et le propriétaire de la propriété, le sort du "Gisi" est en jeu, avec la possibilité d'un déplacement forcé qui plane sur la communauté qui l'a appelée chez elle pendant près de trente ans.

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2 articles

SRF News logoSRF NewsPublic / d’ÉtatCentreFactualité 90Objectivité 65il y a 19 j
La plus ancienne occupation de Suisse La propriétaire en a assez: Gisi à Winterthur menace d'expulsion

La maison "Gisi" à Winterthur, en Suisse, occupée depuis près de 30 ans, risque d'être évacuée d'ici la fin du mois de juillet, après que le propriétaire, Terresta AG, ait émis un avis interdisant son utilisation. Le propriétaire revendique des lacunes importantes en matière de sécurité incendie, y compris des voies d'évacuation inadéquates et l'absence d'un plan de sécurité, et affirme que ces problèmes ne peuvent être acceptés. Les occupants, qui font partie d'un collectif appelé "Häuservernetzung Winterthur", contestent ces allégations, les qualifiant de fausses et suggérant que l'expulsion est motivée par le profit, dans le but de rénover le bâtiment et de louer des appartements coûteux. Ils ont juré de ne pas partir sans se battre, tandis que le propriétaire avertit d'une action en justice s'ils restent après la date limite.

Lecture du biais (Centre): L'article présente les deux points de vue - celui du propriétaire de la propriété invoquant des problèmes de sécurité et celui des occupants alléguant des motivations occultes - sans favoriser ouvertement l'une ou l'autre des parties.

Pourquoi ces scores (Factualité 90 · Objectivité 65): This article provides detailed information about the 'Gisi' as the oldest occupied house in Switzerland and the threat of eviction. It includes quotes from both the property owner and the protesters, though the framing leans slightly towards the property owner’s position, reducing objectivity.

Tages-Anzeiger logoTages-AnzeigerIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 70il y a 21 j
La plus ancienne maison habitée de Suisse doit disparaître

Le propriétaire de l'immeuble, Terresta, a donné aux occupants jusqu'à la fin du mois de juillet pour quitter, menaçant de poursuites judiciaires s'ils ne se conforment pas.

Lecture du biais (Centre): L'article présente des informations factuelles sans langage ou cadrage ouvertement biaisés, et fait état de la situation dans le bâtiment de Gisi sans prendre position sur la légitimité de l'occupation ou du processus d'expulsion.

Pourquoi ces scores (Factualité 85 · Objectivité 70): The article accurately reports the situation of the 'Gisi' being threatened with eviction by the property owner Terresta AG, aligning with the cross-source consensus. It mentions the 30-year occupation and the threat of legal action if not vacated by July. However, it presents the perspective of the

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