Sept États membres de l'Union européenne ont critiqué l'intervention de la Slovénie dans le processus de nomination de Tanja Fajon en tant que représentante spéciale de l'UE pour la région du Sahel.
Le 22 juillet, lors d'une réunion du Conseil des représentants permanents (Coreper), sept pays de l'UE ont exprimé leur soutien à Fajon et ont critiqué la manière dont le processus de remplacement avait été mené.
La France a exprimé ses inquiétudes quant au manque de transparence dans le processus de sélection, soulignant que ces décisions devraient suivre les voies officielles. L'Espagne a également soulevé des doutes sur le processus, arguant qu'il n'y avait pas suffisamment de temps pour évaluer les qualifications de Nygaard Markussen. Elle a également noté qu'elle manquait du profil politique de Fajon, exprimant ses inquiétudes quant aux implications potentielles pour le SEAE. La Roumanie, le Luxembourg et la Slovaquie ont également exprimé des critiques, tandis que la Belgique a reconnu l'autorité de Kallas pour prendre la décision, mais a demandé des précisions juridiques sur la question de savoir si les candidats à de tels postes ont besoin du soutien de leurs gouvernements nationaux.
Les experts juridiques ont confirmé que cette exigence n'existe pas. En plus des questions procédurales, le gouvernement slovène a pris d'autres mesures contre Fajon. Le ministère des Affaires étrangères et européennes a déposé des accusations criminelles contre elle, alléguant qu'elle avait enfreint les lois en ne consultant pas le gouvernement plus large avant de postuler au poste de ministre des Affaires étrangères sortant.
Le SEAE a répondu aux critiques en déclarant que le gouvernement slovène avait soulevé "de nouvelles préoccupations de fond", soulignant l'urgence de nommer quelqu'un d'ici le 1er septembre en raison des récentes visites du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, au Burkina Faso.L'Irlande, qui a présidé la réunion, a accepté les appels des ambassadeurs à revoir le processus de nomination après les vacances d'été.La situation met en évidence les tensions entre les intérêts nationaux et les procédures de l'UE, en particulier en ce qui concerne le rôle des gouvernements nationaux dans la sélection des candidats à des postes diplomatiques de haut niveau.
Alors que certains États membres ont souligné la nécessité de la transparence et de l'adhésion aux protocoles établis, d'autres ont fait valoir que la décision finale appartenait au haut représentant de l'UE. L'incident souligne la complexité d'équilibrer les dynamiques politiques internes avec les responsabilités diplomatiques internationales.
Dans le même temps, la nomination de Nygaard Markussen marque un nouveau chapitre dans l'engagement de l'UE avec la région du Sahel, bien que des questions subsistent quant à l'impact à long terme de la controverse sur la confiance et la coopération institutionnelles.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien