Un amendement controversé à la loi sur la justice pour les jeunes du Queensland pourrait voir les jeunes contrevenants envoyés dans des endroits éloignés pendant six mois au lieu de la détention traditionnelle. Le projet de loi sur la peine "Circuit Breaker", présenté par le comité de justice, d'intégrité et de sécurité communautaire de l'État, propose un programme de réadaptation résidentielle hautement structuré conçu pour perturber les habitudes de délit et fournir un environnement contrôlé axé sur la responsabilité et les résultats à long terme. Selon la proposition, les tribunaux pourraient envoyer les jeunes contrevenants, principalement les garçons, dans des zones éloignées gérées par des fournisseurs de services pour des périodes allant de trois à six mois.
Une ordonnance ne peut être émise que si le chef de l'exécutif fournit au tribunal un rapport d'aptitude évaluant l'adéquation du jeune pour le programme. Le programme exige des participants qu'ils adhèrent à des routines strictes et à des attentes comportementales, avec une surveillance continue. Si un participant viole les conditions, leur séjour pourrait être prolongé ou ils pourraient faire face à une nouvelle condamnation avec la possibilité de détention. Les documents accompagnant le projet de loi indiquent que l'initiative peut être exclusive aux jeunes hommes et pourrait affecter de manière disproportionnée les enfants des Premières Nations.
Cela a suscité des critiques de la part des parties prenantes qui soutiennent que le programme manque de preuves suffisantes d'efficacité et soulève de sérieuses préoccupations concernant les droits des enfants. Les principales soumissions des parties prenantes ont comparé le programme Circuit Breaker aux controversés "bootcamps" de l'ère Newman, qui ont été jugés inefficaces pour réduire la récidive et ont finalement été interrompus.
Ils soutiennent que le programme devrait être soutenu par des garanties législatives plus fortes, des mécanismes de surveillance et des protections pour les droits et le bien-être des enfants. Le parti soutient que le programme augmenterait artificiellement la capacité de détention et que les mesures de sécurité sur les sites, telles que des clôtures avec des portes verrouillables, ne sont pas équivalentes à la détention réelle.
Il a souligné que les limitations des droits de l'homme sont injustifiables et a mis en garde contre le fait de soumettre les enfants du Queensland à un programme essentiellement expérimental motivé plus par la rhétorique politique que par des résultats prouvés. Berkman a suggéré que les programmes existants dans le Queensland et d'autres régions ont démontré leur succès dans la réduction des infractions sans isoler les jeunes de leurs communautés ou imposer une surveillance excessive et des restrictions de mouvement.
Il a également appelé à un dépistage multidisciplinaire indépendant pour évaluer les déficiences cognitives et les capacités neurologiques, avec des ajustements basés sur les besoins individuels. En outre, il a préconisé un processus d'évaluation transparent et indépendant pour assurer l'efficacité du programme et la conformité avec les normes des droits de l'enfant. Alors que le débat se poursuit, le sort du programme Circuit Breaker dépend du fait que la législation obtienne suffisamment de soutien pour passer par le processus législatif. Avec l'opposition significative des principaux partis politiques et groupes de défense des droits, le résultat reste incertain.
La décision finale dépendra de discussions ultérieures, d'amendements éventuels et du contexte plus large de la réforme de la justice pour mineurs dans le Queensland.
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