À la périphérie de Barcelone, près de la ville de L'Hospitalet de Llobregat, une famille qui se prépare à l'arrivée de son nouveau-né fait face à une expulsion après avoir omis de payer le loyer. La mère, identifiée seulement comme Lorena, a perdu son emploi à la suite d'un différend avec son employeur. Elle et sa fille, ainsi que deux autres locataires, sont obligés de quitter un appartement du rez-de-chaussée dans les quatre semaines. Alors qu'ils emballent leurs affaires dans une camionnette, des militants de la PAH, Plateforme pour les personnes touchées par les hypothèques, se rassemblent à proximité, portant des T-shirts verts portant le slogan "Stop Desahucios" (Arrêtez les expulsions).
Selon les données de l'Observatorio del Alquiler, un institut de recherche analysant le marché de la location en Espagne, l'intérêt moyen pour les propriétés locatives a augmenté de façon spectaculaire à la fin de 2025, avec près de 462 personnes intéressées par annonce au cours des dix premiers jours après la publication d'une offre, un record depuis que l'organisation a commencé à suivre de tels chiffres.
Cette demande est due en grande partie à la popularité de la ville auprès des touristes, ce qui a créé un marché lucratif pour les propriétaires qui préfèrent louer des propriétés via des plateformes comme Airbnb plutôt que de les louer à des résidents de longue date.
Le gouvernement de la ville a réagi en prévoyant de permettre à ces locations touristiques d'expirer d'ici 2028, dans le but d'augmenter la disponibilité pour les résidents locaux. Le PAH, formé en 2009 au milieu de la crise financière et immobilière en Espagne, est devenu l'un des mouvements de logement les plus importants d'Europe.
Pendant la récente expulsion, un juge a accordé à la famille six semaines supplémentaires pour rester dans l'appartement, un sursis temporaire célébré par les membres de la PAH qui ont applaudi et ont levé leurs poings en signe de solidarité. Cependant, ce retard ne résout pas le problème sous-jacent de trouver un logement stable et abordable. La famille est toujours confrontée à l'incertitude quant à l'endroit où ils iront une fois leur temps écoulé. La situation reflète un problème structurel plus profond à Barcelone, où le logement est de plus en plus devenu un atout pour les investisseurs plutôt qu'une nécessité pour les résidents.
Le mouvement soutient que les politiques favorisant les marchés locatifs à court terme au détriment de la stabilité résidentielle à long terme exacerbent la crise. Alors que la famille se prépare à son avenir incertain, les implications plus larges de la crise du logement continuent de se dérouler. Avec un espace limité et des coûts en constante augmentation, de nombreux résidents font face à des choix difficiles entre payer un loyer ou couvrir les dépenses de subsistance de base. Pour l'instant, la famille a obtenu un bref répit, mais la question de l'endroit où ils vivront reste sans réponse.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien